CRIMINOLOGUE

Le criminologue étudie les comportements criminels et tout ce qui accompagne ces comportements. Il y a deux principaux types de criminologues :

  • le criminologue-intervenant : ce dernier travaille auprès des contrevenants, tant les jeunes que les adultes, et des victimes d’actes criminels;
  • le criminologue-analyste : ce dernier examine les politiques législatives, met sur pied les programmes correctionnels et de prévention, et en fait l’évaluation.

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Le criminologue peut travailler dans divers domaines, dont la prévention du crime, l’élaboration de pratiques législatives et la politique pénitentiaire. Il participe aussi aux traitements et au soutien offerts aux contrevenants et aux victimes. 
Il travaille parfois avec des personnes individuelles (comme une victime ou un contrevenant) et parfois avec des groupes (comme des groupes de détenus ou les familles des victimes). Le criminologue travaille également avec d’autres acteurs du secteur de la justice, dont la police et les employés des tribunaux et des prisons.
Il y a deux principaux types de criminologues :

Le criminologue-intervenant
Le criminologue-intervenant évalue les besoins des contrevenants afin d’élaborer un plan d’intervention. Ces derniers doivent respecter certaines conditions qui leur ont été imposées par le système judiciaire, comme les conditions précisées dans une ordonnance de probation.

Le criminologue-intervenant est responsable d’assurer le suivi des contrevenants et de vérifier s’ils respectent les conditions qui leur ont été imposées. Des exemples de conditions sont l’imposition d’un couvre-feu, l’obligation de ne pas communiquer avec une victime et l’obligation de résider à une certaine adresse.

Le criminologue-intervenant peut également travailler avec les victimes ou offrir des ateliers aux détenus d’un pénitencier.

Le criminologue-intervenant doit bien connaître le fonctionnement général du système pénal puisqu’il doit diriger les personnes vers les services appropriés. Par exemple, certaines personnes ont besoin d’aide pour des problèmes de toxicomanie ou de violence conjugale. Il est donc important de bien connaître les organismes publics et communautaires qui œuvrent dans le domaine de la justice pénale ou qui peuvent venir en aide aux contrevenants et aux victimes.

Le criminologue-intervenant procède également à la collecte et à l’analyse de renseignements afin de rédiger des rapports présentenciels (ces rapports contiennent des renseignements sur le contrevenant et sur l'infraction qu’il a commise).

Somme toute, le criminologue-intervenant travaille avec des individus et des groupes qui ont été affectés par un comportement criminel, que ce soit leur propre comportement ou celui d’un autre.

Le criminologue-analyste
Le criminologue-analyste étudie le comportement criminel et les enjeux associés à la victimisation. Il mène aussi des recherches sur diverses thématiques. Ces recherches peuvent mener à l’élaboration de nouvelles politiques ou de nouveaux programmes. Voici des exemples de thématiques d’étude et de recherche :

  • Les droits des victimes de crimes
  • Les bandes criminelles de jeunes
  • La prévention de la criminalité
  • Les femmes incarcérées
  • Les condamnations injustifiées

Le criminologue-analyste peut élaborer et analyser des politiques pénales. Il peut également mettre sur pied des programmes correctionnels et de prévention. Afin de mener à bien ces démarches, le criminologue doit examiner des documents et analyser des données quantitatives et qualitatives.

Criminologue-intervenant
Le criminologue-intervenant peut travailler dans divers organismes selon son intérêt et son expertise. Voici des exemples d’endroits où il pourrait travailler :

  • Les bureaux de probation et de libération conditionnelle
  • Les organismes communautaires qui offrent divers services aux contrevenants. Par exemple, le criminologue-intervenant pourrait travailler pour la Société John Howard, qui œuvre auprès des contrevenants, ou pour la Société Elizabeth Fry, qui vient en aide aux femmes qui ont eu des démêlés avec la justice.
  • Les organismes communautaires qui offrent divers services aux victimes d’actes criminels.
  • Les bureaux gouvernementaux et non gouvernementaux qui offrent des services axés sur la jeunesse.
  • Les centres communautaires résidentiels qui travaillent avec différentes populations, comme les anciens détenus et les toxicomanes.
  • Les établissements de détention fédéraux et provinciaux.

 

Criminologue-analyste
Le criminologue-analyste peut travailler dans divers milieux, dont les milieux suivants :

  • La fonction publique fédérale et provinciale
  • Service correctionnel Canada
  • Le ministère de la Justice Canada
  • L’Agence des services frontaliers du Canada
  • La Gendarmerie royale du Canada
  • Le Centre national de prévention du crime
  • Le ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse de l’Ontario
  • Le ministère de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels de l’Ontario
  • Les chaires de recherche universitaires

Pour devenir criminologue, vous devez obtenir un baccalauréat spécialisé en criminologie.

Plusieurs universités canadiennes ont des départements de criminologie. Les universités suivantes offrent une spécialisation en criminologie en français :

• Université d’Ottawa
• Université de Montréal
• Université Laval

Le travail du criminologue dépend énormément des politiques pénales en vigueur. Par conséquent, le criminologue doit adapter ses méthodes d’intervention ou ses analyses en fonction du contexte politique.

Par exemple, certaines politiques pénales peuvent augmenter considérablement le nombre de personnes qui feront l’objet d’une intervention pénale, ce qui peut augmenter la charge de travail des criminologues.

Parfois, les politiques pénales prônent des « solutions » à la criminalité qui vont à l’encontre des valeurs du criminologue.

De plus, les personnes qui font l’objet d’une intervention pénale présentent des problématiques de plus en plus complexes, ce qui complique parfois la tâche du criminologue (p. ex. problèmes de santé mentale, pauvreté, etc.).

Avez-vous ce qu’il faut pour devenir un bon criminologue? Voici la liste des aptitudes clés qui vous seront utiles pour exercer cette carrière.

Capacité d’entrer en relation
Les contrevenants n’ont pas choisi de faire appel aux services du criminologue. C’est le système pénal qui leur impose cette condition. Par conséquent, certaines personnes ne sont pas intéressées à cette « relation d’aide », ce qui rend le travail du criminologue d’autant plus difficile.


Diplomatie
Les criminologues se retrouvent souvent dans des situations difficiles. Ils doivent savoir désamorcer les crises et trouver le mot juste dans des circonstances difficiles.


Capacité d’analyse critique
Le criminologue doit prendre en considération plusieurs éléments lorsqu'il prend des décisions, prépare des rapports, etc. Il doit être en mesure d’analyser des renseignements provenant de diverses sources.


Capacité de résolution de problème
Les personnes avec qui le criminologue travaille présentent un certain nombre de problématiques (problèmes de santé mentale, toxicomanie, pauvreté, etc.). Il est donc important que le criminologue sache évaluer ces problématiques et y trouver des solutions appropriées.


Compétence en communication écrite et orale
La rédaction de rapports est une tâche importante du criminologue. Selon le poste qu’il occupe, le criminologue pourrait rédiger des rapports de toute sorte. Il doit donc posséder une excellente maîtrise de la langue et savoir s’exprimer clairement.


Ces aptitudes ne sont que des exemples, il y en a beaucoup d’autres qui feront de vous un excellent criminologue, comme une grande capacité de travail, de concentration et de réflexion, et l’attention portée aux détails.

TRAVAILLEUR SOCIAL

Dans un contexte juridique, le travailleur social œuvre auprès d’une clientèle diversifiée. Il joue un rôle-clé dans le système de justice à titre d’évaluateur psychosocial ou de médiateur familial.

Les tâches

Les tâches du travailleur social se divisent en quatre grands volets :

Le conseil
Le travailleur social aide des personnes, des couples, des familles ou des groupes qui vivent des moments difficiles (pauvreté, violence conjugale, abus de drogues ou d’alcool, délinquance, etc.). L’objectif du travailleur social est d’outiller ces gens afin qu’ils puissent ultimement résoudre leurs problèmes eux-mêmes.

Chaque travailleur social a des préférences, des domaines dans lesquels il est plus à l’aise. C’est pourquoi plusieurs se spécialisent auprès de certaines clientèles, comme les groupes suivants :

  • Femmes violentées
  • Victimes d’actes criminels
  • Enfants négligés
  • Toxicomanes
  • Aînés

L'enquête et le témoignage
Plusieurs travailleurs sociaux, comme ceux qui travaillent avec des enfants négligés ou maltraités, sont appelés à effectuer des enquêtes pour déterminer si des allégations de mauvais traitements sont fondées ou pour dresser le portrait psychosocial d’une famille. On leur demande parfois de témoigner à la cour en tant qu’experts. Ils doivent donc faire preuve d’une grande vigilance lorsqu’ils font leurs observations. Les travailleurs sociaux doivent s’assurer de bien connaître les enjeux associés aux cas sur lesquels ils enquêtent et de demeurer objectifs même s’ils sont confrontés à des situations difficiles.

L'élaboration de programmes
Certains travailleurs sociaux travaillent surtout sur le terrain, d’autres optent plutôt pour la recherche de solutions globales à long terme. Plusieurs combinent ces tâches selon les fonctions qu’ils occupent.

Les travailleurs sociaux qui participent à l’élaboration de programmes recherchent une solution durable et efficace à une problématique. Les travailleurs sociaux peuvent aussi concevoir des programmes qui visent à améliorer les conditions de vie de certains groupes en besoin, comme les :

  • jeunes mères dont la situation est précaire;
  • sans abris;
  • victimes de violence;
  • victimes de crime;
  • alcooliques;
  • nouveaux immigrants;
  • etc.

La médiation familiale
Le travailleur social fait partie de la courte liste de professionnels autorisés à jouer le rôle de médiateurs familiaux lorsque les conjoints qui se séparent ont des enfants. Le rôle d’un médiateur familial est d’amener les anciens conjoints à trouver un terrain d’entente afin que la séparation se fasse en respectant l’intérêt du ou des enfants et en tenant compte des besoins de chacun.

Pour devenir travailleur social, tu dois :

  1. obtenir un baccalauréat ou une maîtrise en travail social;
  2. devenir membre de l’ordre professionnel de ta province.

Pour en apprendre davantage sur les ordres professionnels des différentes provinces et pour obtenir la liste des universités qui offrent des programmes reconnus en travail social, clique sur la province de ton choix :

Généralement, un baccalauréat en service social s’échelonne sur quatre ans alors qu’une maîtrise nécessite une ou deux années supplémentaires.

Si tu veux témoigner à titre d’expert ou mettre sur pied des programmes d’intervention, avoir une maîtrise en poche sera un atout important.

Certaines personnes optent plutôt pour une formation collégiale en technique de travail social. La durée de cette formation varie de deux à trois ans selon la province où tu résides. Avec une technique en travail social, tu peux effectuer des tâches qui s’apparentent à celles des travailleurs sociaux. Cependant, cela ne te donnera pas le titre de « travailleur social ».

Les travailleurs sociaux doivent s’adapter à une société en constante évolution. Les changements politiques, économiques, démographiques et familiaux ont des conséquences importantes sur leur pratique. À titre d’exemple, le phénomène des gangs de rue a beaucoup évolué dans la dernière décennie.

Les travailleurs sociaux doivent donc redoubler d’efforts pour se tenir au fait des changements dans leur discipline et de son évolution. Pour les universités et les collèges, offrir une formation qui tient compte de ces changements représente toujours un certain défi.

As-tu ce qu’il faut pour devenir un bon travailleur social? Voici la liste des aptitudes clés qui te seront utiles pour exercer cette profession.

Capacité à entrer en relation
Le travailleur social doit être capable de se présenter chez des inconnus et de gagner immédiatement leur confiance. C’est pourquoi il est essentiel d’avoir une bonne capacité à entrer en relation avec des étrangers.

Analyse
Comme nous l’avons vu, le travailleur social élabore des programmes pour aider des personnes à surmonter des situations difficiles et précaires. Pour trouver des solutions satisfaisantes à leur proposer, le travailleur social doit absolument posséder une excellente capacité d’analyse.

Écoute
Le travailleur social est un excellent communicateur qui est doué d’une grande écoute. Il doit toujours prêter une oreille attentive à ses clients afin de bien cerner leurs difficultés et ensuite exprimer de façon simple et cohérente le parcours qu’il leur propose.

Neutralité
Le travailleur social doit examiner les faits tels qu’ils sont, sans parti pris. Par exemple, même si un travailleur social est personnellement convaincu que les mères sont de meilleurs parents que les pères, il ne doit pas pour autant prendre uniquement la défense de la mère lorsque vient le temps d’évaluer si les enfants de celle-ci subissent de mauvais traitements.

Ces aptitudes ne sont que des exemples, il en existe beaucoup d’autres qui feront de toi un excellent travailleur social, comme être ouvert, et avoir un bon jugement et de l’empathie.

TRADUCTEUR JURIDIQUE ET INTERPRÈTE

Les traducteurs juridiques traduisent les écrits tandis que les interprètes judiciaires expriment dans une autre langue ce qui est dit. Ils aident les juges, les avocats, les policiers, les accusés et tous les autres qui se heurtent à une barrière linguistique lorsqu’ils ont affaire au système judiciaire.

Les tâches

Tu connais le travail des traducteurs : ils transposent des textes dans une langue vers une autre. Les traducteurs juridiques sont spécialisés dans la traduction de textes juridiques.

Vocabulaire juridique
Les juristes utilisent un vocabulaire propre à leur travail. Il faut un certain temps pour apprivoiser ce vocabulaire, car :

  • certains mots ne sont utilisés que dans le milieu judiciaire;
  • certains mots ont un sens différent de celui qu’on leur donne habituellement (p. ex. en droit, une prescription n'est pas un billet rédigé par un médecin pour qu’un patient puisse obtenir un médicament, mais plutôt un délai maximal pour faire valoir un droit);
  • certains termes juridiques n’ont pas d’équivalent dans une autre langue. Ceci est un problème particulièrement important au Canada, où il existe deux systèmes juridiques, soit le droit civil au Québec et la common law dans tout le reste du Canada. Les deux systèmes juridiques qui se côtoient au Canada sont très différents à certains égards et chacun d’eux comporte des concepts que l’on ne retrouve pas dans l’autre système. Parfois, il n’y a pas de termes établis pour exprimer certains de ces concepts dans l’autre langue.

Types de documents
Les traducteurs juridiques travaillent sur un grand éventail de documents : contrats, lois, jugements, ouvrages juridiques, testaments, etc.

Langues de traduction
En général, les traducteurs juridiques sont spécialisés dans la traduction d’une langue vers une autre.

Au Canada, le besoin pour la traduction de l’anglais vers le français et du français vers l’anglais est particulièrement important puisque ce sont les deux langues officielles du pays. Cela signifie que tous les documents juridiques officiels qui sont produits par le gouvernement fédéral ainsi que les jugements de certaines cours, tels que les jugements de la Cour suprême du Canada, doivent être disponibles dans les deux langues.

Chose intéressante, les lois fédérales du Canada ne sont pas traduites, elles sont rédigées à la fois en anglais et en français. Il s’agit du concept de la co-rédaction.

Bureau de la traduction au gouvernement fédéral
L’un des plus grands employeurs de traducteurs au Canada est le Bureau de la traduction du gouvernement fédéral. Au Canada, toutes les publications officielles doivent être disponibles dans les deux langues officielles.

Gouvernements provinciaux
Certains gouvernements provinciaux, comme les gouvernements de l’Ontario, du Québec, du Manitoba et du Nouveau-Brunswick, sont soumis à des obligations semblables à leur pendant fédéral, et embauchent également des traducteurs.

Cabinets de traduction
Bon nombre de traducteurs juridiques travaillent également dans des cabinets de traduction qui offrent leurs services aux avocats et aux autres membres de la communauté juridique.

Pigiste
Bien sûr, certains traducteurs travaillent à leur compte comme pigistes.

Les tâches

Alors que les traducteurs modifient la langue des écrits, les interprètes expriment dans une autre langue ce qui est dit.

Par exemple, à la Chambre des communes ou aux assemblées de l’Organisation des Nations Unies, des interprètes traduisent simultanément ce qui est dit afin que toutes les personnes présentes puissent comprendre. La traduction est diffusée électroniquement à des écouteurs.

Certains interprètes sont spécialisés en langage des signes. En utilisant des gestes universellement reconnus, ils permettent aux personnes malentendantes de suivre ce que d’autres gens disent.

Procédures judiciaires
Les interprètes judiciaires aident leurs clients à comprendre ce qui se passe à l’occasion de diverses procédures judiciaires et administratives. Ainsi, un interprète judiciaire peut traduire simultanément tout ce qui est dit pendant un procès afin que toutes les personnes visées comprennent ce qui est dit. Il peut également aider les parties à se comprendre au cours d’une négociation ou d’une rencontre.

Vocabulaire juridique
Les interprètes judiciaires doivent aussi connaître le vocabulaire et les conventions du milieu juridique. L’interprète a cependant moins de temps pour trouver le mot juste que le traducteur, puisqu’il doit souvent faire son travail en temps réel.


Milieux de travail

Les interprètes judiciaires doivent se déplacer souvent afin d’aller où l’on a besoin d’eux. Leurs services peuvent être requis :

  • dans un cabinet d’avocats;
  • dans une cour de justice;
  • dans une cour administrative;
  • pendant une réunion de négociation.

Ils peuvent travailler pour :

  • une firme spécialisée en traduction;
  • le gouvernement;
  • une grande société privée;
  • des médias;
  • à leur compte.

Il y a plus d’une façon de devenir traducteur juridique ou interprète judiciaire :

  1. Tu peux obtenir un baccalauréat en traduction et ensuite te spécialiser en droit
  2. Tu peux obtenir une formation en droit et ensuite te lancer en traduction ou en interprétariat

1. Obtenir un baccalauréat en traduction et ensuite se spécialiser en droit

Tu peux obtenir un baccalauréat en traduction, pour ensuite te spécialiser en droit, soit dans ton milieu de travail ou en obtenant une formation complémentaire en droit (techniques juridiques, certificat en droit ou baccalauréat en droit). Quoique cette formation complémentaire ne soit pas toujours exigée par les employeurs, elle constitue certainement un atout majeur pour tout aspirant traducteur juridique ou interprète judiciaire.

Ontario
En Ontario, tu peux obtenir un baccalauréat en traduction dans l’une des universités suivantes :

Manitoba
Au Manitoba, tu peux faire un baccalauréat en traduction au Collège universitaire de Saint-Boniface, et ce, en ligne ou sur place :

Nouveau-Brunswick
Au Nouveau-Brunswick, l’Université de Moncton offre un baccalauréat en traduction :

Alberta
En Alberta, les institutions postsecondaires n'offrent pas de formation en traduction. Par contre, les universités suivantes offrent des programmes en langue française:

Les deux sites suivants offrent plus de renseignements sur les carrières de traducteur et d’interprète en Alberta.

2. Obtenir une formation en droit puis se lancer en traduction ou interprétariat

Les juristes qui souhaitent faire le saut dans le domaine de la traduction juridique peuvent aussi suivre un programme de maîtrise en traduction juridique offert uniquement par l’Université d’Ottawa. Cette maîtrise d’un an et demi est seulement proposée aux personnes qui détiennent un baccalauréat en droit.


Association des traducteurs et interprètes
Une fois cette formation complétée, tu pourras devenir membre de l’association des traducteurs et interprètes de ta province. Cela te permettra de bénéficier d’une plus ample reconnaissance de tes compétences et d’obtenir le titre de professionnel agrée. Pour obtenir une liste des associations de traducteurs et d’interprètes au Canada, consulte le site Internet du Conseil des traducteurs, terminologues et interprètes du Canada (CTTIC) .

As-tu ce qu’il faut pour devenir un bon traducteur juridique ou un bon interprète judiciaire? Voici la liste des aptitudes clés qui te seront utiles pour exercer cette profession.

Souci du détail
Les traducteurs et interprètes doivent trouver LE mot juste. La fidélité avec laquelle ils effectuent leurs traductions fait toute la différence entre un bon et un mauvais traducteur ou interprète.

Neutralité
Les traducteurs juridiques et interprètes judiciaires doivent être particulièrement attentifs à la connotation des termes qu’ils choisissent. Un mauvais choix à cet égard peut laisser croire que le traducteur a un parti pris.

Écoute
Il va de soi que, pour traduire correctement une phrase, il faut d’abord l’avoir comprise! D’où l’importance pour les traducteurs juridiques et interprètes judiciaires de bien écouter et comprendre leurs clients. De plus, les interprètes judiciaires doivent être rapides afin de traduire de façon quasi instantanée les propos d’une personne.

Communication écrite
On s’attend à ce que les traducteurs juridiques écrivent avec la même habileté que l’auteur du texte qu’on leur confie. La plupart du temps, la traduction d’un document nécessite encore plus de doigté que sa rédaction. Il faut être un spécialiste des subtilités et des expressions familières dans les deux langues.

Ces aptitudes ne sont que des exemples, il en existe beaucoup d’autres qui feront de toi un excellent traducteur juridique ou interprète judiciaire, comme être minutieux, autonome ou avoir une grande capacité de travail.

STÉNOGRAPHE

Les sténographes officiels transcrivent par écrit tout ce qui se dit au cours d’une négociation, d’un interrogatoire hors cour ou d’un procès. Comment font-ils? Ont-ils une vitesse de frappe surhumaine? Eh bien, non. Les sténographes écrivent dans une forme d’écriture simplifiée, la sténographie, qui permet de noter la parole à la vitesse de la prononciation normale.

Les tâches

Les sténographes officiels doivent transcrire tout ce qui se dit au cours de procédures judiciaires, comme des procès. Ils doivent transcrire exactement et précisément ce que chaque personne dit. Ce sont les « écrits » des sténographes, que l’on appelle des « transcriptions », qui constituent la preuve officielle de ce qui a été dit en cour pendant les procédures judiciaires.

Voici, en résumé, ce que le sténographe officiel fait, que ce soit dans le cadre d’un procès, d’une audience, d’un interrogatoire, d’une négociation, d’un arbitrage, etc. :

  • Il prend en note, au moyen de signes sténographiques (des sténogrammes) et d’un clavier spécialisé, tout ce qui est dit.
  • Il utilise un logiciel qui transforme ce qu’il vient de taper en langue courante.
  • Il retouche la version finale de la transcription afin de s’assurer que ses notes sténographiques représentent exactement ce qui a été dit.
  • Il vend la copie finale de la transcription aux parties ou à leur avocat ou il la remet au juge.

Services
Aujourd’hui, compte tenu de l’avancement de la technologie, on ne fait généralement plus appel aux sténographes pour transcrire « en direct » les paroles des personnes présentes à un procès. En effet, de nos jours, plusieurs salles d’audience sont équipées d’un système d’enregistrement audio. Les sténographes sont tout de même présents en cour et écoutent l’enregistrement en direct afin d’assurer la clarté de l’audio et de demander des précisions au besoin. Puis, ils transcrivent les cassettes audio.

On recourt aux services des sténographes dans les cas suivants :

  • Les interrogatoires hors cour (qui se déroulent avant le procès)
  • La transcription des cassettes audio d’un procès ou d’une audience (lorsqu’une partie conteste la décision du juge devant une autre cour ou lorsqu'un avocat souhaite revoir les transcriptions pour préparer son contre-interrogatoire).
  • La transcription « en direct » de certaines audiences plus informelles qui ne sont pas enregistrées (comme les séances d’arbitrage en droit du travail).

Pour réaliser son mandat, le sténographe utilise un langage spécial qui lui permet d’écrire plus vite que ne l’autorise le français écrit usuel. Il se sert ainsi de « codes phonétiques » : des symboles qui lui permettent de représenter un son oral sur papier… ou plutôt sur écran. L’ordinateur avec clavier spécialisé et logiciel de transcription sont les principaux outils du sténographe. Cette informatisation accélère et améliore grandement le travail du sténographe officiel.

Transcription sténographique
La copie finale s’appelle la transcription sténographique. Il s’agit d’un document très important, puisque c’est à celui-ci qu’on se rapporte pour vérifier la teneur exacte des témoignages et des présentations qui ont été effectués durant un procès ou une autre procédure. La transcription est accompagnée d’un certificat, signé par le sténographe, qui atteste de l’authenticité de la transcription.

Pour cette raison, les parties doivent pouvoir compter sur la fiabilité, la neutralité et l’impartialité du sténographe. Quand une personne devient sténographe, elle fait le serment de toujours produire des documents sténographiques fidèles et exacts. Les sténographes officiels sont ainsi les seules personnes autorisées à produire des copies écrites officielles de ce qui est exprimé oralement au cours des procédures judiciaires.

La plupart des sténographes officiels sont des travailleurs autonomes. Ils se regroupent parfois au sein de bureaux de sténographes. Ils reçoivent des mandats principalement de la part d’avocats et de citoyens, et sont appelés à fournir leurs services auprès de nombreux clients.

Le sténographe officiel travaille souvent au cœur de l’action, peu importe où elle se déroule. Bien sûr, pour ce qui est des audiences à la cour, le sténographe doit se présenter au palais de justice. Cependant, lorsque le sténographe doit transcrire les propos tenus pendant des négociations, cela peut se dérouler dans des bureaux d’avocats ou dans les bureaux d’une entreprise.

Formation en français
L’École de sténographie judiciaire du Québec offre un programme menant à une attestation d’études collégiales (AEC) en sténographie judiciaire.

La formation, d’une durée de 2 ans, s’échelonne sur six sessions et comprend un stage de 90 heures. Pour plus de détails sur la formation, consulte le site de l’École de sténographie judiciaire du Québec.

Pour être admis à l’école, les candidats doivent :

Ontario
En Ontario, tu pourras devenir membre de la Court Reporters’ Asssociation of Ontario (http://www.crao.ca/) afin de bénéficier d’une plus ample reconnaissance des compétences et du titre de professionnel agréé.

Autres provinces
Certaines autres provinces ont aussi des associations, comme :

As-tu ce qu’il faut pour devenir sténographe? Consulte la liste des aptitudes clés qui te seront utiles pour exercer cette profession.

Souci du détail
La minutie et la précision sont évidemment des qualités essentielles pour être sténographe. La fidélité avec laquelle les transcriptions sont réalisées est très importante.

Respect des normes
Puisque la sténographie est un univers de codes, les normes y sont importantes. Il faut les connaître et bien les appliquer pour pouvoir être compris.

Écoute
Les sténographes doivent être capables d’une grande concentration, car leur attention est parfois sollicitée pendant plusieurs heures d’affilée.

Communication écrite
Les sténographes doivent avoir un français écrit impeccable afin de produire des transcriptions exactes et de qualité.

Ces aptitudes ne sont que des exemples, il en existe beaucoup d’autres qui feront de toi un excellent sténographe, comme la rigueur, la minutie et l’autonomie.

POLICIER

Le policier contribue grandement à l’ordre et à la sécurité dans notre société. Cependant, son rôle ne se limite pas aux interventions d’urgence (comme les accidents ou les arrestations) ni aux enquêtes de longue haleine sur des crimes. Le contact avec le public pour faire de la prévention ou transmettre de l’information est une fonction tout aussi importante de sa carrière.

Découvre maintenant toutes les facettes du métier de policier!

Les tâches

Le travail des policiers comporte quatre grands volets :

Prévention du crime
La mission première des policiers, et souvent celle qui leur est attribuée au début de leur carrière, consiste à :

  • maintenir l’ordre;
  • assurer la sécurité publique;
  • faire respecter les lois et les règlements.

Programmes
Puisque l’on ne peut assurer la paix et la sécurité sans la collaboration des citoyens, les policiers travaillent étroitement avec les membres de la collectivité afin d’accomplir leur mission. À ce titre, ils :

  • organisent des séances d’information afin de fournir des conseils en matière de sécurité et de prévention (pour les jeunes, les aînés ou les représentants d’entreprises, par exemple);
  • participent à des programmes communautaires (comme Parents-Secours, qui encourage les parents à rendre leur quartier plus sécuritaire pour les enfants, ou Surveillance de quartier, qui incite les citoyens à décourager et à prévenir le crime à l’échelle locale);
  • développent des partenariats avec les organismes communautaires et les institutions de leur région.

Patrouilles
La prévention est une partie importante du travail des policiers. En effet, la seule présence d’une patrouille policière décourage souvent le crime ou les infractions aux règlements. De jour comme de nuit, les policiers contribuent à prévenir les infractions à la loi en :

  • effectuant des patrouilles dans un secteur donné (à vélo, en voiture ou à pied);
  • surveillant les résidences, les commerces et les lieux publics dans le but de faire respecter l’ordre;
  • s’assurant que les limites de vitesse soient respectées;
  • veillant à la protection des personnes;
  • étant présents au cours de manifestations publiques et en assurant la protection des foules pendant les événements spéciaux.

Intervention en situation d’urgence
Qu’il soit question d’un crime, d’un accident, d’un désastre naturel ou de toute autre situation d’urgence, les policiers peuvent :

  • répondre aux appels d’urgence;
  • secourir les victimes;
  • arrêter les suspects;
  • donner les premiers soins;
  • diriger la circulation routière.

Intervention technique
Les agents d’intervention technique sont appelés à agir dans des situations particulièrement dangereuses ou qui demandent des habiletés particulières. Ils vont ainsi intervenir lorsqu’il y a des prises d’otages, un sauvetage ou une personne qui tente de s’enlever la vie ou menace celle d’une autre personne.

Selon leurs spécialisations, ces policiers peuvent, entre autres :

  • manipuler des explosifs;
  • désamorcer des bombes;
  • maîtriser un tireur;
  • appréhender un forcené barricadé dans sa demeure;
  • faire de la plongée sous-marine.


Enquête
On peut mener des enquêtes policières sur des affaires variées comme :

  • une fraude commerciale;
  • l’organisation d’un attentat terroriste;
  • un cas de trafic d’armes;
  • un enlèvement;
  • un meurtre;
  • un vol de véhicule.

Les résultats des enquêtes sont toujours partagés avec les bureaux des procureurs de la Couronne puisque ce sont eux qui mènent les poursuites criminelles contre les accusés.

Processus judiciaire
Les policiers contribuent au processus judiciaire en :

  • enquêtant sur les infractions criminelles et les accidents;
  • rassemblant des preuves et en interrogeant les témoins;
  • rédigeant des rapports sur les événements;
  • témoignant devant les tribunaux.

Surveillance physique
Il peut arriver qu’un policier s’infiltre dans un gang ou une prison sous une autre identité afin de mener une enquête. Les agents de surveillance physique (chargés de faire de la filature) utilisent diverses techniques et approches pour passer inaperçus. Ils ont pour mission :

  • d’observer une personne afin de découvrir ses activités et les personnes qu’elle fréquente;
  • de prendre des photos;
  • de tenir un journal de leurs observations.


Coordination des services policiers
Plusieurs agents d’expérience contribuent à l’organisation des services policiers. Ils peuvent :

  • participer à l’élaboration des programmes de prévention du crime;
  • planifier des séances d’information publiques sur la sécurité;
  • surveiller et coordonner les activités des autres policiers.

L’environnement et les heures de travail des policiers varient beaucoup selon que ces derniers occupent des postes d’enquêteurs, de patrouilleurs, d’agents communautaires ou d’agents d’intervention. Les policiers peuvent travailler à l’intérieur ou à l’extérieur, dans un bureau ou à bord d’un véhicule.

Selon leurs compétences et spécialités, ils peuvent :

  • surveiller un parc ou donner une conférence dans une école;
  • faire de la plongée sous-marine afin de retrouver un corps;
  • mener des enquêtes en forêt;
  • effectuer une perquisition à l’aide de chiens renifleurs;
  • contrôler la foule au cours d’une manifestation;
  • effectuer de la surveillance électronique au moyen d’un ordinateur.

Quarts de travail
La sécurité de la population étant une préoccupation de tous les instants, les policiers sont à l’œuvre à toute heure du jour, et ceux qui choisissent cette carrière doivent s’attendre à travailler le soir, la nuit et les fins de semaine.

Régions
Selon l’endroit où tu demeures au Canada, il existe des corps policiers fédéraux, provinciaux, régionaux et municipaux. On en retrouve aussi dans les forces armées. Pour en apprendre davantage sur quelques-uns des principaux corps policiers au Canada, et particulièrement ceux en Ontario, visite les sites suivants :

Pour obtenir de l’information sur certains des corps policiers de nos provinces partenaires, clique sur la province de ton choix. Tu remarqueras que l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick n’ont pas de corps policier provincial. Elles ont, par contre, des corps policiers municipaux. En effet, partout au canada, sauf au Québec et en Ontario, c’est la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui joue le rôle de corps policier provincial.

Clique sur les liens suivants afin de visiter les sites Internet de certains corps policiers dans ces provinces :

Pour devenir policier, tu dois détenir un diplôme d’études secondaires. Les études postsecondaires, quoiqu’elles ne soient pas requises, sont considérées comme un atout.

Par exemple, en Ontario, tu peux obtenir une formation en français en «Techniques des services policiers » à la Cité collégiale d’Ottawa et à certains campus du Collège Boréal .

De toute façon, si tu es embauché par un service policier, tu recevras une formation avant d’entrer en fonction. Si tu acceptes une offre d’emploi de la Police provinciale de l’Ontario ou même du Service de police d’Ottawa , tu devras suivre une formation au Collège de police de l’Ontario .

Les différents corps policiers ont des politiques particulières en ce qui concerne les conditions d’admission obligatoires. Par exemple, voici ce qui est requis pour poser sa candidature auprès de la Police provinciale de l’Ontario et de la Gendarmerie royale du Canada.

Police provinciale de l’Ontario

  1. Être citoyen canadien ou résident permanent au Canada
  2. Avoir au moins 18 ans
  3. Détenir un diplôme d’études secondaires ou l’équivalent
  4. Détenir un permis de conduire de classe « G » (avec preuve d’un bon dossier de conduite)
  5. N’avoir aucun casier judiciaire
  6. Détenir un certificat de secourisme et de réanimation cardio-respiratoire de « niveau C »
  7. Avoir subi une vérification des crédits obtenus à l’école
  8. Obtenir un certificat des résultats (c’est-à-dire un certificat qui atteste que tu as réussi la série de tests préparatoires, tels que les évaluations médicales requises)
  9. Être prêt à travailler n’importe où dans la province

Pour en savoir plus, consulte la section « Recrutement » du site Web de la Police provinciale de l’Ontario .

Gendarmerie royale du Canada

  1. Être citoyen canadien
  2. Avoir une bonne réputation (pas de casier judiciaire)
  3. Maîtriser le français ou l’anglais
  4. Détenir un diplôme d’études secondaires ou l’équivalent
  5. Détenir un permis de conduire valide de classe « G »
  6. Avoir au moins 19 ans au moment de l’engagement
  7. Satisfaire aux exigences physiques et médicales
  8. Être prêt à se réinstaller n’importe où au Canada
  9. Être en excellente forme physique

Si ta candidature est retenue par la GRC, tu devras également suivre une formation de 24 semaines à Régina, en Saskatchewan. Pour en apprendre davantage, consulte la section « Recrutement » du site Web de la GRC .

Dans notre société toujours plus multiculturelle, l’un des principaux défis des corps policiers est de refléter la diversité des collectivités qu’ils desservent. Ainsi, ils cherchent à recruter des personnes qui proviennent de tous les milieux et de toutes les cultures.

Les policiers doivent constamment améliorer leur capacité à fournir un service efficace qui répond aux besoins de la collectivité. C’est pourquoi ils suivent souvent des formations d’appoint et assistent à des cours de perfectionnement.

De plus, à l’ère des nouvelles technologies, les candidats qui ont des compétences dans ce domaine sont en très grande demande.

Pour en apprendre plus long sur les perspectives d’emploi des policiers, visite les sites des corps policiers qui t’intéressent.

Consulte la liste de compétences clés qui suit et découvre quelles aptitudes te seront utiles pour exercer cette profession.

Capacité à entrer en relation
Les policiers doivent créer et maintenir un solide réseau de relations, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du service de police. De plus, ils doivent apprécier le travail d’équipe et accorder une place importante à l’entraide et à la coopération.

Tu as la tête de l'emploi si :

    • tu ne réagis pas violemment lorsqu’on te provoque;
    • tu sais garder ta concentration dans des circonstances stressantes, comme lorsque tu étudies la veille d’un examen;
    • tu es capable d’aider à résoudre un conflit sans te laisser dominer par tes sentiments.


Capacité de fermeté
Les policiers doivent faire preuve d’assurance et d’autorité pour intervenir dans des situations difficiles.

Tu as la tête de l'emploi si :

    • tu arrives à défendre une position très controversée pendant une discussion;
    • tu fais part de ton mécontentement sans attendre dans certaines circonstances;
    • tu sais faire régner la discipline lorsque tu es en situation d’autorité (par exemple, lorsque tu gardes des enfants).

Maîtrise de ses émotions
Puisqu’ils composent régulièrement avec des situations de crise, les policiers doivent savoir supporter la pression et garder leur sang-froid quand la tension monte.

Tu as la tête de l'emploi si :

    • tu arrives souvent à résoudre les énigmes;
    • tu as toujours eu de la facilité à assimiler les matières nouvelles;
    • tu es curieux et tu aimes élucider des problèmes complexes.


Neutralité
Comme chacun de nous, les policiers ont de la famille, des amis et des connaissances. Cependant, la loi demeure la même pour tous! Ils doivent donc faire preuve d’impartialité lorsqu’ils appliquent la loi, même quand cela leur paraît difficile.

Tu as la tête de l'emploi si :

    • tu te montres objectif pendant une dispute même si elle concerne ton ami;
    • tu es capable d’aider à résoudre un conflit sans te laisser dominer par tes sentiments;
    • tu sais trouver des compromis avec tes parents ou tes professeurs.


Ces aptitudes ne sont que des exemples, il en existe beaucoup d’autres qui feront de toi un excellent policier, comme avoir bon jugement et être intrépide.

PARAJURISTE

Les parajuristes fournissent un soutien essentiel aux professionnels du système judiciaire. Les parajuristes font bénéficier les avocats et leurs clients de leur expertise en représentation, en recherche, en rédaction et en gestion de dossiers. Les avocats dépendent souvent sur eux pour préparer leurs dossiers et, dans certaines provinces, les parajuristes peuvent même représenter des clients en cour.

Les tâches

Les parajuristes possèdent des connaissances et des habiletés qui les rendent indispensables dans leur domaine. Les personnes qu’ils assistent profitent grandement de leur maîtrise de certaines techniques, notamment en :


Représentation et conseil
Dans certaines provinces, comme l’Ontario, les parajuristes fournissent des avis juridiques et peuvent même représenter une personne en cour. Ce n’est pas le cas partout. Par exemple, au Manitoba, en Alberta et au Nouveau-Brunswick, les parajuristes ne peuvent pas représenter des clients ni faire des représentations devant le tribunal. En Colombie-Britannique, la Law Society of British Columbia étudie actuellement cette question.

Même si certaines provinces permettent aux parajuristes de représenter des clients, elles limitent tout de même les domaines dans lesquels ils peuvent exercer et les tribunaux devant lesquels ils peuvent plaider.

Par exemple, en Ontario, les parajuristes peuvent représenter un client à la Cour des petites créances (où le montant maximal que l’on peut réclamer est de 25 000 $) et peuvent même défendre un client qui fait l’objet d’une accusation pénale lorsque l’infraction est parmi les moins graves. Par contre, il leur est interdit de représenter quelqu’un devant le tribunal de la famille. Pour en apprendre davantage sur les domaines dans lesquels les parajuristes peuvent exercer en Ontario, consulte le site Internet du Barreau du Haut-Canada 

Les parajuristes peuvent également donner des conseils juridiques et aider dans des négociations. En Ontario, puisqu’ils ont le droit de représenter des clients et d’offrir des conseils juridiques, les parajuristes doivent détenir une assurance responsabilité civile. De plus, ils doivent respecter un code de déontologie.

Recherche
La recherche est un élément primordial du travail des juristes. À moins qu’un avocat ne soit extrêmement spécialisé dans son domaine, chaque nouvelle cause exige de la recherche. Le parajuriste doit effectuer des recherches afin de bien représenter ses clients ou d’assister l’avocat pour lequel il travaille. Il doit notamment :

    • déterminer quelles sont les lois qui protègent les clients;
    • trouver des jugements sur des causes semblables;
    • parcourir des livres rédigés par des experts sur le sujet en question.

 
Il doit par ailleurs maîtriser l’utilisation de :

    • différentes bases de données électroniques;
    • divers système de classement pour documents juridiques;
    • publications spécialisées.

 
En résumé, le parajuriste doit savoir quoi chercher, où et comment effectuer les recherches et il doit s’assurer que ses recherches sont aussi complètes que possible. De plus, il doit bien présenter ses recherches en soulignant les renseignements importants et en rédigeant des résumés.


Gestion des dossiers
Les documents et les dossiers des avocats contiennent la preuve et les arguments qu'ils ont préparés avec leur équipe pour défendre une cause.

La préparation de ces dossiers revient souvent aux parajuristes. Qu’ils travaillent à leur compte ou pour un avocat, les parajuristes doivent posséder les connaissances nécessaires pour :

    • procéder à l’ouverture et au suivi des dossiers;
    • préparer des documents juridiques;
    • réunir des preuves documentaires.


Rédaction juridique
Les parajuristes doivent non seulement rechercher et classer des documents, mais également en rédiger. Selon leur spécialisation ou la spécialisation de l’avocat qu’ils assistent, ils peuvent être appelés à rédiger divers types de documents, comme :

    • procédures (mises en demeure, requêtes, défenses, etc.);
    • mémoires de procès;
    • lettres (pour la correspondance juridique);
    • etc.

Les parajuristes peuvent travailler :

  • dans les cabinets d’avocats;
  • dans les palais de justice;
  • dans les cliniques juridiques;
  • dans les institutions financières;
  • au gouvernement fédéral, ou dans les gouvernements provinciaux ou municipaux;
  • dans les services de contentieux des entreprises (service qui s’occupe des affaires juridiques);
  • à leur compte.


Leur travail peut varier selon les milieux, mais leurs tâches s’inscrivent toujours dans les volets décrits précédemment : représentation, conseil, recherche, gestion de dossiers et rédaction.

Ontario
Depuis mai 2007, la profession de parajuriste en Ontario est réglementée par le Barreau du Haut-Canada . Pour exercer la profession de parajuriste en Ontario, il faut obtenir un permis. Pour obtenir ce permis, il faut :

  1. détenir un diplôme d’un programme de parajuriste en Ontario qui est agréé par le Barreau du Haut-Canada ou être sur le point d’obtenir ce diplôme (à certaines conditions – consulte le site Internet du Barreau du Haut-Canada pour voir quelles sont les conditions 
  2. réussir l’examen d’admission composé de questions à choix multiple. L'examen porte sur le Code de déontologie des parajuristes, la responsabilité professionnelle, la déontologie et la gestion de cabinet.

Pour en apprendre plus long sur la profession de parajuriste en Ontario, consulte le site Web du Barreau du Haut-Canada .

Colombie-Britannique
La profession de parajuriste n’est pas encore réglementée en Colombie-Britannique. Cependant, il existe une association des parajuristes de la C.-B. : la BC Paralegal Association 

Il y a deux institutions en C.-B. qui offrent des programmes d’études en services juridiques, en anglais seulement :

En Colombie-Britannique, un comité établi par le Barreau (The Law Society of BC) étudie la question des rôles et responsabilités des parajuristes. Il est donc possible que, au cours des années à venir, la profession de parajuriste en Colombie-Britannique soit davantage encadrée et définie si le Barreau décide d’adopter de nouveaux règlements à cet effet.
Pour œuvrer en français, tu devras apprendre le vocabulaire juridique francophone une fois rendu sur le marché du travail.

Manitoba
Au Manitoba, la profession de parajuriste est en voie d'être réglementée. Plusieurs établissements d’enseignement offrent des programmes d’études en services juridiques, en anglais seulement :

Pour œuvrer en français, tu devras apprendre le vocabulaire juridique francophone une fois rendu sur le marché du travail.

Alberta
En Alberta, la Alberta Association of Professional Paralegals réglemente la profession. Plusieurs établissements d’enseignement offrent des programmes d’études en services juridiques, en anglais seulement :

Pour œuvrer en français, tu devras apprendre le vocabulaire juridique francophone une fois rendu sur le marché du travail.

Connaissances informatiques
Le développement de nombreuses bases de données juridiques et l’amélioration constante des fonctions de recherche influencent fortement le travail des parajuristes. Pour bien maîtriser les différents outils à leur disposition, les parajuristes doivent poursuivre leur apprentissage et approfondir leurs connaissances tout au long de leur carrière.

Connaissances juridiques
Les parajuristes doivent également se tenir informés des changements législatifs et des décisions des tribunaux qui ont des répercussions importantes sur les droits des clients.

As-tu ce qu’il faut pour devenir un bon parajuriste? Voici la liste des aptitudes clés qui te seront utiles pour exercer cette profession.

Respect des normes
Le parajuriste se fie aux principes reconnus par la loi et à la jurisprudence lorsqu'il prépare un dossier. De même, il doit limiter ses recherches au mandat qu’on lui a confié.

Souci du détail
Le parajuriste doit mettre à jour tous les documents juridiques utilisés pour préparer un dossier. C’est un travail qui demande beaucoup de précision et de minutie.

Analyse
Le parajuriste doit lire et surtout bien comprendre les décisions des tribunaux afin de déterminer lesquelles pourraient s’appliquer à la cause d’un client. Il doit être en mesure d’utiliser des concepts juridiques complexes et d’effectuer toutes les distinctions qu’une analyse rigoureuse de la loi exige.

Communication écrite
La rédaction est une partie extrêmement importante du travail de parajuriste. Les documents juridiques doivent être rédigés de façon claire et précise. Pour produire des écrits de qualité, le parajuriste doit avoir une excellente maîtrise du français ou de l’anglais écrit.

Ces aptitudes ne sont que des exemples, il en existe beaucoup d’autres qui feront de toi un excellent parajuriste, comme être organisé, rigoureux ou autonome.

JUGE

Les juges président les affaires criminelles et civiles qui sont entendues devant une cour fédérale ou provinciale. Pour plusieurs personnes, le juge est l’incarnation même de la justice. Malgré la croyance populaire, les juges canadiens ne portent pas la perruque blanche et ne brandissent pas le maillet (le fameux petit marteau de bois)!

Les juges sont investis d’une mission importante qui leur accorde de nombreux privilèges, mais qui comporte aussi de grandes responsabilités. Ils ne prennent parfois leur retraite qu’à 75 ans et doivent s’abstenir en tout temps d’afficher leurs couleurs politiques et de livrer le fond de leur pensée aux médias en ce qui concerne les jugements qu’ils ont rendus.

Les tâches

Un peu comme un arbitre, le juge est chargé de trancher de façon impartiale les litiges qui opposent diverses parties (personnes, groupes, institutions, entreprises, ordres de gouvernement). Le juge accomplit cela en appliquant la loi, en se fondant sur les décisions rendues par d’autres cours canadiennes et en s’assurant que les droits des parties sont respectés.

Il y a plus de 2 000 juges au Canada. Leur rôle varie beaucoup selon le type d’affaires qu’ils sont appelés à juger – crimes, divorces, ruptures de contrat, etc.

Avant le procès
Peu importe le type de cause dont il est question, les juges interviennent dès les premières étapes du processus judiciaire, dont le procès n’est que le point culminant.

Poursuite criminelle
Dans le cas d’une poursuite criminelle, c’est le juge (ou le juge de paix) qui, avant le procès :

  • détermine si l’accusé sera détenu ou non jusqu’à son procès;
  • décide à quelles conditions l’accusé peut être remis en liberté;
  • délivre aux policiers les autorisations nécessaires à la saisie de biens (si cela s’applique);
  • préside l’enquête préliminaire, une audience où le juge détermine s’il y a suffisamment de preuves pour justifier un procès.

Poursuite civile
Dans le cas d’une poursuite civile (comme une rupture de contrat ou la détermination d’une pension alimentaire pour ancien conjoint), le juge évalue le bien-fondé des moyens préliminaires soulevés par les parties au cours de conférences qui se tiennent avant le procès.

Pendant ces conférences, le juge peut également agir comme médiateur entre les parties afin de leur permettre de régler leurs différends à l’amiable. Son rôle sera de les amener à conclure une entente de type gagnant-gagnant, où chacune des parties y trouve son compte. Au cours de la conférence préparatoire au procès, un juge (autre que le juge du procès) incite les parties à régler leur différend en partageant avec eux ce que serait sa décision s’il présidait le procès.

Pendant le procès : examen de la preuve et des arguments juridiques

Déroulement du procès
Pendant le procès, le juge :

  • assure le bon déroulement du procès;
  • s’assure que les droits des parties sont respectés;
  • pose des questions aux témoins s’il a besoin de clarifications;
  • dispose du sort des objections soulevées par les avocats.

Examen de la preuve
En plus de répondre à toutes les objections, le juge doit étudier et considérer attentivement la preuve et écouter les arguments présentés par les parties afin d’appuyer leur cause.

Dans le cadre de l’examen de la preuve, le juge :

  • entend les témoignages des parties et de leurs témoins;
  • analyse l’attitude et le langage non verbal des parties et des témoins, et évalue la vraisemblance et la crédibilité de leurs propos;
  • lit les documents et évalue la pertinence et l’admissibilité des preuves, telles que les témoignages, les photos, les rapports d’experts (médecins, comptables, etc.). Si le juge décide qu’une preuve n’est pas admissible, il ne peut en tenir compte lorsqu’il prend sa décision;
  • écoute les arguments et les plaidoiries des parties.

Les faits et le droit
Pour rendre sa décision, le juge doit tenir compte de deux éléments : les faits et le droit. Il ne doit pas se laisser influencer par d’autres facteurs. Il doit seulement tenir compte de la preuve admissible qui lui a été présentée dans le cadre du procès.

Fardeau de la preuve dans le cadre d’un procès criminel
En matière criminelle, il appartient au juge de décider s’il y a suffisamment d’éléments de preuve pour établir la culpabilité de l’accusé hors de tout doute raisonnable.

Fardeau de la preuve dans le cadre d’un procès civil
En matière civile, il revient au juge de déterminer si le demandeur a présenté des preuves suffisamment convaincantes pour qu’il tranche en sa faveur.

Admissibilité de la preuve
À la demande de l’une ou l’autre des parties, le juge détermine si la preuve présentée a été acquise légalement. S’il décide que ce n’est pas le cas, il déclare la preuve inadmissible. En effet, il y a certains types de preuves que les cours ne peuvent pas accepter, comme les preuves obtenues en violant les droits de l’accusé. Par exemple, tout le monde a droit au respect de l’intégrité de sa personne. Alors, si l’accusé a avoué sa culpabilité après avoir subi de mauvais traitements policiers, le juge considérera que l’aveu est irrecevable et ne peut être utilisé contre lui.

Plaidoiries
Une fois que les deux parties ont présenté leurs preuves, le juge écoute les plaidoiries des avocats. Ceux-ci tentent de le convaincre en faisant appel à des arguments juridiques et aux preuves qu’ils ont fournies.

À la fin du procès : jugement, décision, verdict, délibéré
Peu importe le type de cause qu’il entend, le juge doit rendre une décision à l’issue du procès. Toutefois, dans certains procès criminels et certains procès civils, on confie cette responsabilité à un jury.

Pour prendre une décision, qu’il s’agisse de prononcer un verdict, de rendre une décision ou d’imposer une sentence, le juge doit interpréter des règles de droit et des lois. Cela signifie qu’il doit :

  • analyser les faits;
  • déterminer quelle réponse le droit offre au type de problème qu’on lui a soumis;
  • examiner les « précédents », c’est-à-dire les décisions rendues par différents tribunaux dans des cas semblables;
  • donner sa propre interprétation de la loi lorsque la situation l’y oblige, c’est-à-dire si le cas est tout à fait nouveau ou s’il n’est pas d’accord avec l’interprétation proposée par un autre juge.

Jugement rendu « sur le banc »
Lorsque le juge prononce oralement sa décision immédiatement après la présentation des arguments des parties, on dit qu’il rend jugement « séance tenante » ou « sur le banc ».

Le délibéré
Quand le juge décide de prendre du temps pour réfléchir et remettre son jugement par écrit (par exemple, quand l’affaire nécessite une révision complète de la preuve), c’est ce qu’on appelle le « délibéré ». Pendant les périodes de délibéré, le juge travaille à son bureau pendant de longues heures, réfléchit aux preuves présentées, étudie le droit qui a été présenté, effectue des recherches et rédige son jugement.

Les juges travaillent dans différentes cours de justice, comme des cours provinciales et fédérales. Les fonctions qu’ils exercent et le type de causes qu’ils entendent dépendent de la cour où ils travaillent.

Cour de première instance
Les procès sont entendus dans les cours de première instance. Les juges qui siègent dans une cour de première instance, comme la cour des petites créances ou la cour supérieure d’une province, jouent un rôle très actif et interviennent parfois dans les débats entre les parties, surtout si celles-ci ne sont pas représentées par un avocat.

Cour d’appel et Cour suprême du Canada
Les jugent qui siègent à la cour d’appel d’une province ou à la Cour suprême du Canada n’entendent pas de procès et donc pas de témoignages. Leur rôle est plutôt d’écouter et d’analyser les propos des avocats qui demandent une révision de la décision rendue par le juge qui a présidé le procès.

Préalables
Si vous voulez devenir juge, vous devez :

  1. devenir avocat;
  2. travailler à titre d’avocat pendant au moins 10 ans;
  3. poser votre candidature au poste de juge.

Nomination
Les juges sont nommés par les gouvernements fédéral ou provincial, qui ont chacun des processus distincts de nomination. Pour cette raison, les personnes qui désirent devenir juges doivent d’abord déterminer à quelle cour elles veulent siéger.

Comité consultatif
Un comité consultatif (mis sur pied afin d’éviter le favoritisme) recommande les candidats au gouvernement. Ce comité s’assure que les candidats recommandés possèdent toutes les compétences professionnelles requises pour exercer les fonctions liées au poste.

Dossier professionnel et passé du candidat
Les candidats doivent avoir un dossier professionnel irréprochable à titre d’avocats. De plus, puisqu’un juge doit être un symbole de droiture morale et incarner la justice, le comité procédera aussi à un examen minutieux des mœurs de toute personne qui aspire à devenir juge. On s’attend à ce que le passé des candidats ne comprenne aucun historique de toxicomanie, d’alcoolisme, de fraude, de plaintes contre eux pour harcèlement sexuel ou violence conjugale, etc.

La société évolue constamment et le droit doit s’adapter aux situations nouvelles. Les juges aussi doivent s’adapter à ces changements. Ils doivent donc être bien informés des enjeux les plus importants de notre société. Ils reçoivent d’ailleurs de la formation continue sur différents sujets afin d'actualiser continuellement leurs connaissances juridiques.

Par exemple, l’avènement de la Charte canadienne des droits et libertés a amené les juges à se prononcer sur des questions de valeurs délicates, telles que :

  • le mariage des conjoints de même sexe;
  • les accommodements raisonnables;
  • les droits des minorités linguistiques.

Mais attention, les juges n’offrent pas leur opinion personnelle; leurs décisions se fondent plutôt sur le droit et les faits en cause.

Pour en apprendre plus long sur les rôles que jouent les juges et les actes qu’ils posent quotidiennement, visitez le site interactif « Essayez de juger » où vous pourrez jouer le rôle de juge!

Consultez la liste de compétences clés qui suit et découvrez quelles aptitudes vous seront utiles pour exercer cette profession.

Analyse
L’essence même du travail du juge est d’analyser et de comprendre les preuves et les arguments qui lui sont présentés et d’appliquer la règle de droit appropriée dans les circonstances. Cette importante responsabilité exige une grande capacité de jugement et d’analyse.

Vous avez la tête de l’emploi si :

  • vous arrivez souvent à résoudre des énigmes;
  • vous avez de la facilité à assimiler des matières nouvelles;
  • vous êtes curieux et aimez élucider des problèmes complexes.

Écoute
Le juge doit savoir écouter attentivement. En effet, il faut beaucoup de concentration, d’attention et de patience pour entendre les témoins et les parties pendant des jours.

Vous avez la tête de l’emploi si :

  • vous savez écouter des confidences avec une attention soutenue;
  • vous écoutez toujours plus que vous parlez au cours de conversations entre amis;
  • vous retenez facilement les détails des histoires qu’on vous raconte.

Capacité à diriger
Les candidats à la magistrature doivent faire preuve d’une grande capacité à diriger, puisqu’ils sont appelés à guider tant les citoyens que le personnel de la cour et les avocats à travers les diverses étapes du processus judiciaire.

Vous avez la tête de l’emploi si :

  • vous avez beaucoup d’idées et vous trouvez les moyens d’intéresser les autres à vos projets;
  • vous savez faire preuve d’initiative dans le cadre d’un travail d’équipe;
  • vous êtes capable de jongler avec plusieurs activités au cours d’une même journée et êtes rarement dépassé par les événements.

Neutralité
Le juge ne doit jamais avoir de parti pris lorsqu’il entend une affaire. Il doit demeurer objectif et impartial, et veiller à ce que sa culture et ses valeurs personnelles n’entrent pas en ligne de compte lorsqu’il prend une décision.

Vous avez la tête de l’emploi si :

  • vous vous montrez objectif pendant une dispute même si elle concerne l’un de vos amis ou de vos proches;
  • vous êtes capable d’aider à résoudre un conflit sans vous laisser dominer par vos sentiments;
  • vous trouvez des compromis avec vos parents ou vos gestionnaires.

Ces aptitudes ne sont que des exemples, il en existe beaucoup d’autres qui feront de vous un excellent juge, comme une grande capacité de travail, de concentration et de réflexion, ou encore l’attention aux détails.

 

JUGE DE PAIX

Le juge de paix est un membre de la magistrature qui peut rendre des décisions majoritairement dans le domaine du droit criminel et du droit règlementaire (infractions provinciales et municipales) Il  rend des décisions au cours de certaines étapes qui précèdent un procès criminel. Tout comme les juges, les juges de paix doivent porter la toge, mettre fin à tout autre emploi et s’abstenir de participer à des activités politiques. En Ontario, les juges de paix font partie de la Cour de justice de l’Ontario. On compte actuellement 335 juges de paix en Ontario.

Découvrez maintenant toutes les facettes de la carrière de juge de paix!

LES TÂCHES

Le juge de paix joue un rôle très important dans l’accélération des dossiers entendus à la cour. Souvent, un palais de justice ne compte qu’une dizaine de juges. Si ces derniers devaient entendre toutes les motions, toutes les demandes d’avocats et toutes les étapes préliminaires de tous les dossiers, les procédures dureraient très longtemps, ce qui serait très coûteux pour les parties et pour le gouvernement.

En général, le travail du juge de paix comporte les fonctions suivantes :

  • les étapes qui précèdent un procès criminel

  • les infractions municipales et provinciales

  • autoriser les mandats de saisie et de perquisition


Les étapes qui précèdent un procès criminel
Les juges de paix interviennent dès les premières étapes du processus judiciaire, dont le procès n’est que le point culminant.


Poursuite criminelle
Dans le cas d’une poursuite criminelle, c’est souvent le juge de paix qui, avant le procès :

      • reçoit les dénonciations, le document qui commence une procédure criminelle;

      • détermine si l’accusé sera détenu jusqu’à son procès;

      • décide à quelles conditions l’accusé peut être remis en liberté;

      • délivre aux policiers les autorisations nécessaires pour saisir des biens (si cela s’applique);

      • préside parfois l’enquête préliminaire, une audience où le juge détermine s’il y a suffisamment de preuves pour justifier un procès.

 
Infractions municipales et provinciales
Il existe une foule de lois et de règlements qui relèvent de chaque province ou des municipalités. Un juge de paix peut entendre les dossiers qui traitent des infractions à ces lois et règlements. Voici certains exemples d’infractions provinciales et municipales :

  • Toutes les infractions relatives au Code de la route (par exemple : la vitesse, les permis de conduire, les règles de circulation ou les exigences relatives à la sécurité des véhicules).

  • Les infractions provinciales (par exemple : la vitesse, les permis de conduire, les règles de circulation ou les exigences relatives à la sécurité des véhicules , la vente illégale d’alcool ou de tabac à un mineur ou l’entrée dans un lieu sans autorisation).

  • Les infractions municipales (par exemple : le stationnement, le contrôle et le soin d’animaux, l’entretien des rues ou les taxis).


Autoriser des mandats de saisie ou de perquisition

Lorsqu’un policier soupçonne qu’un lieu recèle des objets dangereux, des substances illicites ou d’autres objets pertinents à une enquête, ou qu’une personne possède de tels objets ou de telles substances, il doit obtenir un mandat avant de procéder à la perquisition d’un lieu ou à la fouille d’une personne.

Pour ce faire, il doit demander à un juge ou à un juge de paix d’approuver un mandat. L’agent doit décrire les faits de la situation et expliquer l’importance du mandat. Si le juge de paix signe le mandat, l’agent en reçoit une copie écrite et la remet au propriétaire du lieu ou du véhicule qui fait l’objet de la perquisition.

Le mandat peut également porter sur l’arrestation d’une personne, si l’agent a des motifs de croire qu’elle vient de commettre un crime ou qu’elle est sur le point de commettre un crime. On peut également demander un mandat pour installer un dispositif de localisation ou d’enregistrement.

Cette responsabilité est très importante, car souvent, sans un mandat valide, tout ce que le policier recueille ne pourra pas nécessairement être utilisé comme preuve au cours d’un procès!

Les juges de paix travaillent dans les palais de justice ou dans les cours municipales, tant dans les grandes villes qu’en région.

 En Ontario, pour devenir juge de paix, tu dois :

  • détenir un diplôme d’études postsecondaires;

  • cumuler au moins 10 ans d’expérience de travail rémunéré ou bénévole à temps plein;

  • avoir un diplôme universitaire, un diplôme collégial, un diplôme d’un autre établissement autorisé ou un diplôme reconnu comme étant équivalent

  • poser ta candidature durant les campagnes de recrutement lorsqu’il y a des postes vacants.


Cependant, les critères indiqués ci-dessus ne représentent que les exigences de base pour présenter une candidature. Le processus de sélection est très rigoureux et les candidats doivent passer des entrevues et donner des références pour appuyer leur candidature. Plusieurs autres critères de sélection  existent.  Pour des renseignements supplémentaires sur les exigences requises afin d’être juge de paix en Ontario, veuillez consulter le site suivant : http://www.ontariocourts.ca/jpaac/fr/qualification.htm

Nomination
En Ontario, les juges de paix sont nommés par le lieutenant-gouverneur, sur la recommandation du procureur général de l’Ontario.

Comité consultatif
Un comité consultatif (mis sur pied afin d’éviter le favoritisme) recommande les candidats au procureur général. Ce comité s’assure que les candidats recommandés possèdent toutes les compétences professionnelles requises pour exercer les fonctions liées au poste.

Dossier professionnel et passé du candidat
Les candidats doivent avoir un dossier professionnel irréprochable. On s’attend à ce que le passé des candidats ne comprenne aucun historique de toxicomanie, d’alcoolisme, de fraude, de plaintes contre eux pour harcèlement sexuel ou violence conjugale, etc.

Connaissances en droit
Les juges de paix entendent plusieurs types de dossiers juridiques, ils doivent donc avoir une connaissance approfondie du droit. C’est pourquoi la formation continue est importante tout au long de leur carrière.

Perspectives d'emploi
En Ontario, on accepte les candidatures seulement lorsqu’il y a des postes à doter. La demande est donc plutôt faible.

Consulte la liste de compétences clés qui suit et découvre quelles aptitudes te seront utiles pour devenir juge de paix.

Analyse
L’essence même du travail du juge de paix est d’analyser et de comprendre les preuves et les arguments qui lui sont présentés et d’appliquer la règle de droit appropriée dans les circonstances. Cette importante responsabilité exige une grande capacité de jugement et d’analyse.

Tu as la tête de l’emploi si :

    • tu arrives souvent à résoudre des énigmes;

    • tu as de la facilité à assimiler des matières nouvelles;

    • tu es curieux et aimes élucider des problèmes complexes.


Écoute
Le juge de paix doit savoir écouter attentivement. En effet, il faut beaucoup de concentration, d’attention et de patience pour entendre les témoins et les parties. Il faut également prendre des décisions rapides à l’occasion, comme lorsqu’il faut approuver un mandat de perquisition.

Tu as la tête de l’emploi si :

    • tu sais écouter des confidences avec une attention soutenue;

    • tu écoutes toujours plus que tu parles au cours de conversations entre amis;

    • tu retiens facilement les détails des histoires qu’on te raconte.



Neutralité
Le juge de paix ne doit jamais avoir de parti pris lorsqu’il entend une affaire. Il doit demeurer objectif et impartial, et veiller à ce que sa culture et ses valeurs personnelles n’entrent pas en ligne de compte lorsqu’il prend une décision.

Tu as la tête de l’emploi si :

    • tu te montres objectif pendant une dispute, même si elle concerne l’un de tes amis ou l’un de tes proches;

    • tu es capable d’aider à résoudre un conflit sans te laisser dominer par tes sentiments;

    • tu trouves des compromis avec tes parents ou tes gestionnaires.

Ces aptitudes ne sont que des exemples, il en existe beaucoup d’autres qui feront de toi un excellent juge de paix, comme une grande capacité de travail, de concentration et de réflexion, ou encore l’attention aux détails.

GREFFIER

Le mot greffier vient d’un verbe grec qui signifie écrire. En effet, il fut un temps où les greffiers étaient chargés de noter, à l’aide d’une plume, les principaux faits des audiences. Aujourd’hui, leur fonction est similaire, mais ils utilisent généralement un ordinateur… et non une plume!

Dans la majorité des provinces, c’est aussi le greffier qui demande aux témoins de promettre de dire « la vérité, toute la vérité, rien que la vérité », qui planifie les audiences et qui transmet au juge les divers éléments de preuve, comme les documents et les objets.

Les tâches

Les greffiers sont en quelque sorte les maîtres d’œuvre du processus judiciaire : ils s’assurent que toutes les actions des parties sont coordonnées et effectuées au bon moment.

Les tâches du greffier varient selon la cour (cour provinciale, cour d’appel, cour supérieure, etc.) et les pratiques du palais de justice où il travaille. La présente fiche d’information offre donc un aperçu général des tâches du greffier.

Les renseignements suivants se rapportent aux fonctions du greffier de cour, qu’on appelle parfois greffier d’audience ou greffier audiencier, soit la personne qui est assise devant le juge dans la salle d’audience. La présente fiche ne se rapporte pas au greffier de comptoir, aussi connu sous le nom de registraire.

Généralement, on peut diviser les fonctions que remplissent les greffiers en trois temps :

 
AVANT LE PROCÈS
À cette étape, le greffier peut avoir les responsabilités suivantes :

    • suggérer une date et une heure pour l’audience après avoir consulté les avocats des deux parties pour obtenir leur disponibilité;

    • planifier les conférences et les audiences nécessaires avant le procès;

    • retenir les services d’un interprète, si cela est nécessaire.

Une cause portée devant un tribunal, c’est avant tout un dossier transmis à la cour. Ce dossier est constitué de divers documents (p. ex. formulaires, éléments de preuve et décisions des cours inférieures). Le greffier doit s’assurer que le dossier est complet et conforme aux exigences de la loi.

Le greffier doit également veiller à ce que le procès se déroule comme prévu. Juste avant le procès, il doit :

    • afficher à l’entrée et à l’intérieur de la salle d’audience l’horaire des causes qui seront entendues au cours de la journée;

    • s’assurer que le juge a en main l’horaire avec les noms des avocats et le temps estimé pour chaque cause;

    • s’assurer que toutes les personnes convoquées sont présentes (parties, avocats, sténographe, interprète);

    • amener à la salle d’audience les dossiers relatifs aux causes qui seront entendues;

    • s’assurer de connaître les distances entre les points de repère dans la salle d’audience (cette information aidera les témoins qui doivent décrire des distances au cours de leur témoignage, par exemple « j’étais aussi près de l’accusé que je le suis de la porte d’entrée de la salle d’audience »);

    • s’assurer d’avoir tout document requis afin de procéder à l’assermentation ou à l’affirmation des témoins.

 

PENDANT LE PROCÈS
Pendant le procès, le greffier continue de jouer son rôle de coordonnateur dans la salle d’audience. Une fois que tout le monde est en place, c’est lui qui ouvre le procès. Depuis son bureau situé devant celui du juge, c’est aussi lui qui :

    • cite l’intitulé de la cause et le nom des parties;

    • demande aux avocats de se présenter;

    • appelle les témoins à la barre et leur demande de prêter serment (c.-à-d. de jurer ou d’affirmer solennellement de dire « la vérité, toute la vérité, rien que la vérité »);

    • reçoit les documents ou les objets que les avocats veulent présenter au juge (il prend alors note de la nature des pièces soumises au tribunal avant de les remettre au juge);

    • ferme le procès.

Procès criminel
S’il s’agit d’un procès criminel, c’est le greffier qui :

    • lit les chefs d’accusations;

    • demande à l’accusé s’il plaide coupable ou non-coupable;

    • prend note de la décision pour rédiger l'ordonnance (si le juge impose une peine).

Langue du procès
Au cours d’un procès bilingue, le greffier fait toutes les annonces en français et en anglais.
Si un accusé choisit de procéder en français, toutes les annonces seront faites uniquement en français.

Au Nouveau-Brunswick, les tâches décrites ci-dessus sont réparties entre le shérif, le registraire et le greffier.


APRÈS LE PROCÈS
À la fin de l’audience, le greffier :

    • s’assure que la salle est vide;

    • rapporte le dossier de la cause à son bureau;

    • s’acquitte de tâches administratives en ce qui concerne le traitement du dossier;

    • classe le dossier

Les greffiers travaillent dans les palais de justice ou dans les cours municipales, tant dans les grandes villes qu’en région.

Généralement, il n’existe pas de formation particulière pour devenir greffier. Cependant, un diplôme d’adjoint juridique ou toute autre formation ou expérience dans le domaine juridique peut être exigé et est sûrement un atout pour occuper un tel poste.

Ceux qui aspirent à devenir greffiers devront suivre la formation offerte par leur employeur afin d’acquérir les connaissances et les compétences nécessaires pour exercer cette fonction.

Ontario
En Ontario, le Collège Boréal et la Cité collégiale offrent des programmes d’adjoint juridique en français. Cette formation est un atout pour toute personne voulant devenir greffier.

Alberta
Si tu désires devenir greffier en Alberta, consulte le site Internet Alberta Occupational Profiles 

Nouveau-Brunswick
Si tu veux devenir greffier au Nouveau-Brunswick, tu dois d'abord être avocat. Pour connaître la formation requise pour devenir avocat, consulte la fiche carrière sur la profession d'avocat!

Moyens technologiques
Les nouvelles technologies sont de plus en plus présentes dans les salles d’audience. Pour bien faire leur travail, les greffiers doivent donc savoir utiliser diverses technologies et techniques, comme :

    • la vidéoconférence;

    • l’enregistrement des audiences;

    • la numérisation des documents.

Modes alternatifs de résolution des conflits
En raison de la popularité des modes alternatifs de résolution des conflits, comme la médiation ou l’arbitrage, le rôle des greffiers évoluera probablement au cours des prochaines années. Ils pourraient être appelés à participer davantage à des séances de médiation et de conciliation qui se déroulent hors cour.

As-tu ce qu’il faut pour devenir un bon greffier? Voici la liste des aptitudes clés qui te seront utiles pour exercer cette carrière.

Respect des normes
Les greffiers doivent respecter les convenances associées à leur rôle en salle d’audience. Leurs relations avec le juge, les avocats, les témoins et les parties doivent être imprégnées de respect et de savoir-vivre.

Souci du détail
Dans le cadre de leurs tâches administratives, les greffiers sont appelés à rédiger des documents juridiques qui revêtent une grande importance pour les parties. Ils doivent donc faire preuve d’une grande rigueur dans leur travail et s’assurer de ne rien oublier.

Planification
Beaucoup de documents passent entre les mains des greffiers, et c’est à eux que l’on confie la gestion des dossiers de la cour. Ils doivent donc avoir un grand sens de l’organisation.

Communication écrite
Les greffiers doivent produire plusieurs documents importants. Ainsi, leur orthographe et leur grammaire doivent être impeccables.

Ces aptitudes ne sont que des exemples. Il en existe beaucoup d’autres qui feront de toi un excellent greffier, comme être minutieux et autonome.

AVOCAT

On imagine souvent les avocats, dans leur grande toge noire, défendre avec passion leurs clients à la cour. Pourtant, seulement 15 % d’entre eux environ plaident régulièrement en cour!

Les avocats travaillent le plus souvent au sein de cabinets privés, d’organismes gouvernementaux ou d’entreprises. En général, ils se spécialisent dans un seul domaine ou dans quelques domaines (famille, contrats, affaires, etc.).

Dans le cadre de leur pratique, les avocats travaillent sur une panoplie de cas (divorces, accidents, conflits de travail, successions, etc.). Leur rôle est de conseiller au mieux leurs clients et de défendre leurs intérêts.

Découvre maintenant toutes les facettes de la profession d’avocat!

Les tâches

Le travail d’un avocat peut être divisé en trois grands volets :


Prodiguer des conseils

À titre de conseiller pour son client, l'avocat :

  • lui fournit des solutions à ses problèmes juridiques;
  • lui prodigue des conseils sur une décision qui pourrait avoir des répercussions juridiques;
  • lui explique les enjeux juridiques et les solutions possibles pour qu’il puisse faire un choix éclairé.

L’avocat peut se spécialiser dans un seul domaine de droit ou dans quelques domaines (famille, affaires, immigration, emploi, etc.). Il est en effet impossible de connaître toutes les lois en vigueur au pays, d’autant plus que de nouvelles lois sont votées tous les jours.


Représenter des clients

L'avocat agit au nom de son client. Cependant, l’avocat ne peut pas agir sans que son client lui en ait donné le mandat. C’est donc le client qui décide, mais l’avocat qui le représente.

À titre de représentant du client, l'avocat :

  • négocie en son nom avec l’autre partie, que ce soit par courrier, au téléphone ou en personne;
  • le représente devant les tribunaux au besoin et plaide en son nom selon le mandat que le client lui a donné.

Savais-tu que certains avocats ne vont jamais à la cour? Le jugement en cour est la dernière étape du processus judiciaire. L’avocat essaie d’abord de régler la situation de son client par d’autres moyens tels que la médiation, la négociation ou l’arbitrage. La présence en cour représente moins du quart du travail de ces professionnels!

Recherche et rédaction

Pour préparer ses dossiers, l’avocat doit effectuer des recherches à la bibliothèque et consulter des bases de données spécialisées afin d’étudier des cas semblables. De plus, puisque les lois évoluent constamment, il doit sans cesse se tenir au courant des nouvelles lois et réglementations.

Ce qu’il faut savoir :

  • Souvent, il n’est pas suffisant de lire un texte de loi pour comprendre le droit qui s’applique à une situation. Les avocats doivent donc lire bon nombre de jugements et de textes d’analyse pour conseiller leurs clients.
  • La rédaction constitue une partie importante du travail des avocats. Par exemple, les avocats rédigent des contrats, des avis juridiques, des procédures, des projets de loi et une panoplie d’autres documents.

En plus d’avoir la possibilité de pratiquer dans divers domaines de droit, les avocats peuvent exercer leur profession dans différents milieux de travail, comme :

Les conditions de travail et les horaires varient d’un endroit à l’autre.

Cabinets
Environ la moitié des avocats exercent en pratique privée, c’est-à-dire qu’ils travaillent à leur compte ou qu’ils travaillent avec des associés au sein d’un cabinet d’avocats.

Les plus gros cabinets peuvent rassembler plusieurs centaines d’avocats et autant d’adjoints juridiques et de parajuristes, tandis qu’un petit cabinet peut regrouper seulement quelques avocats, voire un seul.


Entreprises privées et organismes publics
Un avocat peut aussi travailler pour une entreprise privée ou un organisme public ou parapublic. On dit alors qu’il travaille pour « le contentieux » de l’organisme. L’entreprise ou l’organisme devient en quelque sorte l’unique client de l’avocat.

Entreprises privées
Au sein d’une entreprise privée, l’avocat peut régler des cas de litige avec des clients ou des fournisseurs, travailler sur des dossiers de fusion ou d’acquisition et préparer des contrats de travail, entre autres.

Organismes publics
Tout comme les entreprises privées, les secteurs public et parapublic ont besoin d’avocats pour les conseiller, les représenter ou rédiger de nouvelles réglementations.

Dans les gouvernements fédéral et provincial, ce sont les avocats du service des poursuites pénales qui entreprennent les poursuites contre les contrevenants. Ces avocats ont pour titre véritable « procureurs de la Couronne en matière de poursuites pénales », même s’ils sont mieux connus sous le titre de « procureurs de la Couronne ».


Secteur communautaire
Certains avocats qui s’intéressent particulièrement aux questions sociales travaillent dans des organismes communautaires.

Ces avocats peuvent :

  • défendre les droits des minorités (minorités linguistiques, réfugiés, etc.);
  • renseigner les citoyens sur leurs droits et les assister dans leurs démarches juridiques, rédiger des mémoires pour les commissions parlementaires, offrir de l’information juridique vulgarisée, etc.


Aide juridique
Les avocats de l’aide juridique offrent des services d’avocat à des personnes à faible revenu qui n’auraient pas les moyens financiers d’accéder aux services d’un professionnel du droit.


À l'étranger
Les avocats peuvent travailler auprès d’organismes internationaux tels que :

  • les Nations Unies;
  • le Fonds monétaire international;
  • le Bureau international des droits des enfants.

Ils peuvent également travailler au sein de multinationales.


Autres secteurs d’activité
Les avocats peuvent également mettre leurs habiletés au service de différents secteurs d’activités économiques, artistiques et sociaux.

On retrouve des avocats dans les milieux suivants :

  • Le milieu universitaire
  • Le milieu politique
  • Le milieu des communications
  • Le milieu culturel et sportif
  • Etc.

Devenir avocat ouvre plusieurs portes. À toi de choisir celle qui t’intéresse le plus!

Tu dois franchir les trois étapes suivantes pour devenir avocat :


1re étape : Études universitaires initiales

Tu dois d’abord compléter deux, ou préférablement trois, années universitaires. Des études universitaires dans n’importe quel domaine sont requises avant d’être admis à une faculté de droit.


2e étape : Baccalauréat en common law

Pour devenir avocat dans toute province ou dans tout territoire autre que le Québec, tu dois ensuite obtenir un baccalauréat en common law (LL.B.).

La formation d’avocat est différente au Québec puisque, au Canada, nous avons deux systèmes de droit distincts. Le Québec fonctionne sous le système du droit civil qui tire ses sources du droit français tandis que le reste du Canada fonctionne sous le système de la common law qui tire ses sources de la Grande-Bretagne.

Les universités canadiennes suivantes offrent un programme de common law en français. Clique sur l'université de ton choix pour en apprendre davantage sur ce qu'elle offre :

Tu devras mettre trois à quatre ans pour obtenir un diplôme de premier cycle en common law.


3e étape : Accès à la profession

En Ontario, le processus d’accès à la profession d’avocat est géré par le Barreau du Haut-Canada  et comporte deux étapes :

1. Tu dois réussir deux examens d’admission de sept heures chacun :

a. un examen d’admission en qualité d’avocat plaidant, qui évalue tes compétences dans des domaines tels que le droit pénal et le droit de la famille, entre autres,
b. un examen d’admission en qualité de procureur, qui évalue tes compétences dans des domaines tels que le droit commercial et le droit successoral, entre autres.

2. Tu dois compléter un stage de 10 mois y compris un cours en ligne sur la responsabilité professionnelle et la pratique.

À la suite de ce processus, tu pourras être admis à la profession d’avocat en Ontario, laquelle est régie par le Barreau du Haut-Canada. Ce dernier est chargé de définir et d'appliquer les normes de compétence et d'éthique qui encadrent les membres de la profession. C’est lui qui détermine les règles d’accès à la profession ainsi que les règles de pratique. Par exemple, comme c’est le cas pour les médecins, l’avocat a le devoir de conseiller et de défendre au mieux chacun de ses clients ainsi que de respecter le secret professionnel. Un avocat qui ne respecte pas ces règles pourrait être radié du Barreau et ne plus pouvoir exercer sa profession.

Afin d’en apprendre davantage sur le processus d’accès à la profession dans ta province, consulte les sites des sociétés du barreau de nos provinces partenaires :

Le droit est un secteur qui évolue avec les enjeux sociaux et économiques et les progrès scientifiques et technologiques. Voici donc les défis que les avocats devront relever au cours des prochaines années :

  • En raison de la mondialisation, plusieurs grands cabinets ouvrent des bureaux à l’étranger.
  • En raison du développement d’Internet et des nouvelles technologies de l’information, les avocats doivent comprendre comment fonctionnent ces outils.
  • Les dernières percées scientifiques soulèvent d’importants enjeux juridiques, notamment en matière de bioéthique. Ainsi, les avocats qui maîtrisent plus d’une langue et qui ont une formation dans un autre domaine, comme en gestion ou en sciences, sont de plus en plus recherchés.
  • Les avocats cherchent de plus en plus à offrir des méthodes de résolution des conflits axées sur la collaboration ou le consensus. Ces méthodes de justice participative sont généralement plus rapides, moins coûteuses et aussi efficaces que les recours judiciaires. Ces méthodes risquent donc de changer l’exercice de la profession au cours des années à venir.

As-tu ce qu’il faut pour devenir un bon avocat?

Consulte la liste de compétences clés qui suit et découvre quelles aptitudes te seront utiles pour exercer cette profession.


Analyse
Les avocats doivent comprendre des concepts abstraits et analyser des situations complexes. Que ce soit pour rédiger des contrats ou se préparer à des procès, les avocats doivent assimiler une foule de renseignements et en faire ressortir les éléments importants.

Tu as la tête de l'emploi si :

  • tu arrives souvent à résoudre des énigmes;
  • tu as de la facilité à assimiler des matières nouvelles;
  • tu es curieux et tu aimes élucider des problèmes complexes.

 

Capacité à entrer en relation
Les avocats doivent gagner la confiance de leurs clients afin qu’ils les consultent de nouveau au besoin. De plus, ils rencontrent beaucoup de gens dans l’exercice de leur profession : témoins, médiateurs, clients, collègues, etc. Ils se doivent donc de faire bonne impression et d’inspirer la confiance.

Tu as la tête de l'emploi si :

  • tu sais comment te faire des amis rapidement;
  • tu t’adaptes rapidement à des personnes de diverses cultures et de milieux et âges différents;
  • tu es capable de négocier avec tes amis afin de résoudre les conflits.

 

Capacité de fermeté
Les avocats sont loin d'être timides quand vient le temps de défendre les intérêts de leurs clients! Ils prennent tous les moyens appropriés pour atteindre leurs objectifs. Ce sont d’ardents négociateurs qui savent comment obtenir le maximum pour leurs clients.

Tu as la tête de l'emploi si :

  • tu arrives à défendre une position très controversée pendant une discussion;
  • tu peux faire part de ton mécontentement lorsque les circonstances le demandent;
  • tu sais faire régner la discipline lorsque tu es en position d’autorité (p. ex. lorsque tu gardes des enfants).


Capacité à diriger
Les avocats doivent faire preuve de leadership, prendre les choses en main et assumer plusieurs responsabilités. Certains supervisent des équipes de travail qui peuvent se composer d’autres avocats, de parajuristes et d’adjoints juridiques. Ils doivent aussi être de bons conseillers pour leurs clients afin de les aider à traverser les différentes étapes du processus judiciaire.

Tu as la tête de l'emploi si :

  • tu as beaucoup d’idées et tu sais comment intéresser les autres à tes projets;
  • tu sais faire preuve d’initiative dans le cadre d’un travail d’équipe;
  • tu es capable de jongler avec plusieurs activités au cours d’une même journée et tu es rarement dépassé par les événements.

Ces aptitudes sont des exemples, il en existe beaucoup d’autres qui feront de toi un excellent avocat, comme une grande capacité de travail et de concentration, l’attention aux détails, ou encore la persévérance.

Avocat en droit criminel 

Avocat en droit de la famille

AGENT DES SERVICES CORRECTIONNELS

L’agent des services correctionnels, anciennement connu sous le nom de « garde de prison », fait régner l’ordre et la discipline dans un établissement correctionnel (comme une prison ou un pénitencier). Il est aussi amené à appuyer les contrevenants dans leur démarche de réinsertion sociale en procédant à des vérifications à la suite de leur libération conditionnelle ou en leur offrant un soutien ponctuel, et en collaborant avec les intervenants extérieurs impliqués.

Les tâches

L’agent des services correctionnels assure la sécurité à l’intérieur de la prison (établissement provincial pour les détenus qui ont reçu une peine d’emprisonnement de moins de deux ans) ou du pénitencier (établissement fédéral pour les détenus qui ont reçu une peine d’emprisonnement de plus de deux ans) et veille au bon déroulement des activités qui y ont lieu. Dès qu’une personne commence à purger sa peine en milieu correctionnel, l’agent est appelé à collaborer avec d’autres intervenants en vue d’entreprendre les démarches de réinsertion sociale du contrevenant.

Fonctions principales
Dans l’exercice de leurs fonctions, les agents des services correctionnels sont appelés à effectuer les tâches suivantes :

  • Faire observer les règlements de l’établissement
  • Surveiller la conduite des détenus pour prévenir des débordements, des émeutes ou des évasions
  • Procéder à des fouilles
  • Escorter les détenus pendant leurs déplacements (au palais de justice, par exemple)
  • Assurer la sécurité des détenus et leur administrer les premiers soins
  • Rédiger des rapports (disciplinaires, par exemple) et participer aux activités de divers comités
  • Assister des détenus dans leurs démarches de réinsertion sociale
  • Collaborer à l’application du Plan d’intervention correctionnel et au processus de sortie
  • Évaluer les détenus condamnés à une peine d’emprisonnement de moins de six mois

Fonctions dans la communauté

Dans l’exercice de leurs fonctions dans la communauté, les agents des services correctionnels effectuent les tâches d’encadrement et d’accompagnement suivantes :

  • Intervenir auprès des personnes contrevenantes qui ont besoin de vérifications soutenues.
  • Intervenir auprès de celles qui ont besoin d’un soutien ponctuel dans leur démarche de réinsertion sociale, pour limiter le risque de récidive.
  • Travailler en collaboration avec l’agent de probation responsable de la mise à jour de l’évaluation et de la révision des objectifs du Plan d’intervention correctionnel.
  • Procéder à des vérifications téléphoniques et à des visites à domicile auprès des personnes condamnées à l’emprisonnement avec sursis pour s’assurer que les conditions de couvre-feu sont respectées.
  • Effectuer un suivi auprès des personnes contrevenantes qui font l’objet d’une probation, d’une libération conditionnelle, d’une permission de sortir et d’un emprisonnement avec sursis.

En résumé, les agents des services correctionnels surveillent attentivement les contrevenants. À titre d’exemple, ils doivent posséder un excellent sens de l’observation afin de détecter tout objet dangereux ou interdit dans l’établissement correctionnel.

En plus de travailler dans les établissements de détention fédéraux (pénitenciers) et provinciaux (prisons), certains agents des services correctionnels travaillent dans les bureaux de probation.

Bureaux de probation
Les agents qui travaillent dans les bureaux de probation jouent un rôle d’accompagnement ou assurent le respect des conditions de l’ordonnance légale. Ils ont pour fonction :

  • d’assurer la surveillance (téléphonique ou directe) des personnes condamnées à la détention à domicile (entre autres, en s’assurant qu’elles respectent le couvre-feu qui leur a été imposé);
  • de faire le suivi des contrevenants qui purgent leur peine dans la collectivité (probation, libération conditionnelle, etc.).

Préalables
Pour devenir agent des services correctionnels, tu dois au moins posséder un diplôme d’études secondaires.

Atout
Même si ce n’est pas une exigence pour le moment, des études collégiales ou universitaires spécialisées dans le domaine correctionnel ou dans le domaine de la justice te prépareront davantage à exercer ce métier.

Autres exigences
Tu devras également :

  • réussir un examen de santé similaire à celui qu’on impose aux candidats policiers;
  • signer une déclaration dans laquelle tu affirmes sous serment n’avoir jamais été déclaré coupable d’une infraction criminelle pour laquelle tu n’as pas obtenu un pardon.

Pénitencier fédéral ou prison provinciale
Si tu veux travailler dans un pénitencier ou une prison, il te faudra aussi passer des tests de jugement, d’observation, d’expression orale et d’aptitudes physiques.

Pour travailler dans un pénitencier fédéral, tu devras aussi réussir la formation offerte par Service correctionnel Canada. Une formation te sera aussi offerte si tu choisis de travailler dans un établissement de détention provincial.

En ce moment, la profession d’agent des services correctionnels est en pleine redéfinition. Ceux que l’on qualifiait autrefois de « gardiens de prison » sont maintenant des intervenants. En effet, ils jouent un rôle d’accompagnement important dans la réinsertion des détenus, et ce, dès le premier jour où il sont incarcérés.

L’un des défis qui se présentent aux agents des services correctionnels est donc de modifier l’idée qu’on se fait de leur profession. En effet, même si leur travail se définit en bonne partie par le contrôle des personnes incarcérées, la relation d’aide y occupe une place de plus en plus grande.

Pour en apprendre davantage sur les emplois d’agents des services correctionnels au Canada, visite le site de Service correctionnel Canada. Pour en apprendre davantage sur les emplois d’agents correctionnels en Alberta, visite le site OCC Info.

Consulte la liste des aptitudes clés qui te seront utiles pour exercer cette profession.

Maîtrise de ses émotions
Le métier d’agent des services correctionnels procure une bonne dose d’adrénaline et de défis. Il y a souvent des situations difficiles à gérer et, quelles que soient les circonstances, il est essentiel de garder son sang-froid.

Respect des normes
Les personnes incarcérées vivent en communauté dans les établissements de détention. Pour assurer le maintien de l’ordre, il est important d’établir des règles et, surtout, d’en assurer le respect. C’est l’agent des services correctionnels qui est chargé de faire appliquer les règles.

Capacité de fermeté
Lorsqu’il constate qu’un détenu a contrevenu à un règlement et qu’une intervention est nécessaire, l’agent des services correctionnels doit faire preuve de détermination et de fermeté. Sans abuser de son autorité, il doit se faire respecter et faire observer les règles de l’établissement.

Capacité à entrer en relation
Pour bien exercer son rôle d’accompagnateur dans la démarche de réinsertion sociale de la personne incarcérée, l’agent des services correctionnels doit être capable d’acquérir sa confiance et son respect. Pour cette raison, il est très important que l’agent des services correctionnels sache comment entrer en relation avec les contrevenants qu’il côtoie.

Ces aptitudes ne sont que des exemples, car il en existe beaucoup d’autres qui feront de toi un excellent agent des services correctionnels, comme avoir un bon jugement, un excellent sens de l’observation et d’être intrépide.

AGENT DES SERVICES AUX TRIBUNAUX

L’agent des services aux tribunaux travaille presque exclusivement dans les salles d’audience. Il contribue au déroulement calme et ordonné des procès. C’est lui qui s’assure que les procédures en salle d’audience se déroulent sans accrocs et en toute sécurité.

Découvre maintenant toutes les facettes de la carrière d’agent des services aux tribunaux!

Les tâches

Si les procès et toutes les audiences sont si bien coordonnés, c’est grâce à l’agent des services aux tribunaux, qu’on appelle parfois « huissier-audiencier » ou « officier de justice » (en Alberta, on l'appelle « clerk » ou « clerk officer »). Dans certaines circonstances, ce peut être un agent de sécurité, un policier ou même le greffier qui assume les tâches d’agent des services aux tribunaux. Par exemple, au Nouveau Brunswick, les tâches d'agent des services aux tribunaux sont remplies par le shérif qui a aussi plusieurs autres responsabilités. À titre d’agents des services aux tribunaux, toutes ces personnes contribuent au bon déroulement des procédures à la cour, et ce, avant, pendant et après les audiences.

Cependant, la principale tâche de l’agent des services aux tribunaux, c’est d‘être au service du juge qui préside l’audience.

Avant l’audience

Préparation du matériel
L’agent des services aux tribunaux doit tout d’abord s’assurer que la salle d’audience est prête pour l’ouverture du procès. Il doit donc :

    • veiller à ce que le juge, les avocats et les parties aient le matériel nécessaire à leur disposition (papier, crayons, eau, etc.);
    • s’assurer que le juge ait à portée de la main tous les recueils de lois dont il pourrait avoir besoin;
    • aider le greffier à transporter les dossiers volumineux à la salle d’audience.

Soutien au personnel
Quand tout le matériel est en place et que le début de l’audience approche, l’agent des services aux tribunaux:

    • s’assure que les avocats et les parties soient présents, puis leur demande d’entrer dans la salle s’ils n’y sont pas déjà;
    • demande aux personnes autres que les parties et les avocats de quitter la salle d’audience lorsqu’il s’agit d’une audience à huis clos (interdite au public et aux journalistes);
    • escorte le juge de son bureau à la salle d’audience et assure sa sécurité;
    • sert de messager entre le juge et les avocats si l’audience doit être retardée pour quelque raison que ce soit.

Pendant l’audience
À l’arrivée du juge, l’agent des services aux tribunaux demande aux personnes présentes de se lever et de garder le silence. Il dit : « À l’ordre. S’il vous plaît, veuillez vous lever ». Le juge prend ensuite sa place.

Pendant le procès, l’agent des services aux tribunaux :

    • assure la sécurité du juge;
    • passe de longues heures sans bouger à écouter les témoignages et les plaidoiries;
    • veille à ce que l’audience se déroule dans le calme et la sérénité;
    • est chargé de la sécurité dans la salle d’audience;
    • est attentif aux situations où l’on pourrait requérir ses services (p. ex. il doit parfois photocopier des documents ou aller chercher des témoins qui attendent dans le corridor);
    • veille au respect des règles qui encadrent le travail des journalistes dans la salle d’audience et dans les corridors du palais de justice;
    • peut être tenu, dans certaines circonstances, de faire signer divers documents et actes de procédure;
    • fait régner le décorum, c’est-à-dire qu’il veille au respect de toutes les règles de bienséance pendant l’audience (p. ex. il peut demander à quelqu’un d’enlever sa casquette ou de s’asseoir correctement);
    • appelle les témoins et, au besoin, les assiste;
    • est au service du jury;
    • accomplit toute tâche que lui assigne le juge qui préside l’audience.

En résumé, l’agent des services aux tribunaux facilite la vie du juge, des avocats, des témoins et des parties, et il veille discrètement à ce que tout se déroule dans l’ordre.

On retrouve des agents des services aux tribunaux dans toutes les cours de justice, même dans les cours d’appel de chacune des provinces et à la Cour suprême du Canada.

Il n’y a pas de programme d’études pour devenir agent des services aux tribunaux, mais il faut au moins détenir un diplôme d’études secondaires (DES). Pour certains postes, il faut également être bilingue ou détenir un permis de conduire.

Afin d’acquérir les connaissances et compétences requises pour exercer cette profession, les candidats suivent une formation offerte par l’employeur. En Ontario, ce sont les cours qui embauchent des agents des services aux tribunaux.

Toute formation ou expérience dans le domaine juridique et surtout dans le domaine de la sécurité est un atout.

Plusieurs défis attendent les agents des services aux tribunaux. Dans les procès hautement médiatisés, leur rôle est particulièrement important, et il continuera de l’être pour des raisons de sécurité et de respect de la vie privée.

Par exemple, les caméras (à part les caméras de la cour qui sont permises dans certains cas) sont interdites dans les salles d’audience. L’apparition de cellulaires qui permettent de prendre des photos et des vidéos ainsi que d’autres outils technologiques compliquent donc le travail des agents des services aux tribunaux.

La sécurité dans les palais de justice en général est donc un enjeu qui devrait préoccuper les futurs agents des services aux tribunaux. Toute formation ou spécialisation en ce sens est un atout pour ceux qui aspirent à cette carrière.

Tu crois avoir tout ce qu’il faut pour devenir un bon agent des services aux tribunaux?

Consulte la liste de compétences clés qui suit et découvre quelles aptitudes te seront utiles pour exercer cette profession.

Respect des normes
Les agents des services aux tribunaux doivent bien connaître les règles de décorum ainsi que les règles à respecter dans une salle d’audience. Ils doivent également s’assurer que toutes les personnes qui se trouvent dans la salle d’audience respectent ces règles.

Tu as la tête de l’emploi si :

  • tu arrives toujours à l’heure à tes rendez-vous et à tes cours;
  • tu respectes les règles lorsque tu joues à un jeu et tu ne triches jamais;
  • tu sais faire preuve de discipline quand vient le temps d’étudier et tu ne perds pas ton temps.

Écoute
Les agents des services aux tribunaux doivent faire preuve d’une grande écoute et de discrétion puisqu’ils assistent à des audiences, même celles qui se déroulent à huis clos (interdites au public), où beaucoup de renseignements personnels sont divulgués.

Tu as la tête de l’emploi si :

  • tu sais écouter des confidences avec une attention soutenue;
  • tu écoutes toujours plus que tu parles au cours de conversations entre amis;
  • tu retiens facilement les détails des histoires qu’on te raconte.

Capacité de fermeté
Les agents des services aux tribunaux doivent parfois demander à certaines personnes de sortir de la salle d’audience parce qu’elles ne respectent pas le décorum. Pour ce faire, ils doivent faire preuve de fermeté et d’assurance.

Tu as la tête de l’emploi si :

  • tu arrives à défendre une position très controversée pendant une discussion;
  • tu fais part de ton mécontentement lorsque les circonstances le dictent;
  • tu sais faire régner la discipline lorsque tu es en situation d’autorité ou de chef d’équipe.


Maîtrise de ses émotions
Puisqu’ils doivent parfois composer avec des situations de crise, les agents des services aux tribunaux doivent savoir supporter la pression et garder leur sang-froid quand la tension monte.

Tu as la tête de l’emploi si :

  • tu ne réagis pas violemment lorsqu’on te provoque;
  • tu sais garder ta concentration dans des circonstances stressantes, comme lorsque tu étudies la veille d’un examen;
  • tu es capable d’aider à résoudre un conflit sans te laisser dominer par tes sentiments;
  • tu es capable d’entretenir des conversations avec des personnes d’âge ou de milieu différents du tien;
  • tu réussis à faire imposer l’ordre et le respect dans des situations d’équipe.


Diplomatie
Les agents des services aux tribunaux doivent demeurer courtois dans tous leurs échanges, que ce soit avec le juge, les avocats ou les parties. Comme bien d’autres intervenants du système judiciaire, les agents des services aux tribunaux incarnent la justice et doivent donc faire preuve de diplomatie avec tous, même les plus impatients.

Tu as la tête de l’emploi si :

  • tu sais adresser une critique à quelqu’un sans le blesser;
  • tu n’es pas du genre à faire courir des rumeurs et tu sais garder des secrets;
  • tu es connu pour ta politesse envers tout le monde.


Ces aptitudes ne sont que des exemples, il en existe beaucoup d’autres qui feront de toi un excellent agent des services aux tribunaux, comme être alerte et avoir bon jugement.

AGENT DE PROBATION ET DE LIBÉRATION CONDITIONNELLE

L'agent de libération conditionnelle aide les détenus qui ont obtenu une libération conditionnelle à réussir leur réinsertion sociale. Il surveille également les détenus en libération conditionnelle pour s’assurer qu’ils respectent les conditions qui leur ont été imposées et qu’ils ne récidivent pas.

L’agent de probation, quant à lui, supervise et aide les contrevenants qui sont en probation.

Quelle est la différence entre une « libération conditionnelle » et une « probation »?
Un contrevenant est généralement admissible à une libération conditionnelle après une certaine période d’incarcération. Une libération conditionnelle ne diminue pas la peine d’emprisonnement imposée au contrevenant. En effet, on considère alors que la personne est toujours « détenue », mais qu’elle purge ce qui reste de sa peine dans la collectivité en respectant certaines conditions. Le contrevenant peut alors entreprendre des démarches concrètes en vue de sa réinsertion sociale, ce qui diminue les chances qu’il récidive (retombe dans la criminalité).

L’ordonnance de probation, quant à elle, n’est pas nécessairement liée à une peine d’emprisonnement. L’imposition d’une probation peut être une peine en soi. Lorsqu’on impose des conditions de probation à une personne, on ne vise pas à la détenir pour la punir, mais plutôt de « l’avoir à l’œil » afin de favoriser sa réadaptation. La durée maximale d’une probation est de trois ans et c’est le juge qui décide quelles conditions accompagneront la probation.

Les tâches
Les agents de probation et de libération conditionnelle aident à protéger la sécurité publique en gérant les contrevenants qui purgent leurs peines dans la collectivité.

Les agents de libération conditionnelle et les agents de probation ont des fonctions différentes, mais qui se recoupent à plusieurs égards. Le travail de ces deux types d’agents comprend trois principales fonctions :

La surveillance

L’agent de probation ou de libération conditionnelle surveille le comportement du contrevenant dans la collectivité. Son rôle est également d’encadrer et d’aider cette personne, notamment en la dirigeant vers les ressources appropriées.

Une personne qui fait l’objet d’une libération conditionnelle ou d’une probation doit se rapporter régulièrement à son agent. Ce dernier s’assure que le contrevenant respecte les conditions qui lui ont été imposées, comme :

  • respect d’un couvre-feu;
  • interdiction de s’approcher d’une personne donnée ou de communiquer avec elle;
  • interdiction de fréquenter les milieux criminels;
  • interdiction de s’approcher des cours d’école, de déménager, etc.;
  • obligation d’effectuer des travaux communautaires ou de suivre une cure de désintoxication;
  • interdiction de consommer de l’alcool;
  • interdiction de posséder des armes à feu.

Cet aspect du travail des agents de probation ou de libération conditionnelle vise à protéger le public et est donc très important. Par exemple, si le contrevenant ne respecte pas les conditions de sa libération conditionnelle ou de sa probation, l’agent doit en informer les autorités, lesquelles prendront les mesures nécessaires (comme suspendre la libération conditionnelle du contrevenant).

La prévention de la récidive et le soutien

L’agent de probation ou de libération conditionnelle a également pour tâche d’assister le contrevenant dans sa démarche de réadaptation afin de diminuer les chances de récidive. Selon le cas, l’agent pourrait aider le contrevenant à :

  • trouver un emploi;
  • trouver un logement;
  • se faire de nouveaux amis;
  • arrêter de consommer des stupéfiants.

L’agent établira donc un plan d’intervention avec le contrevenant dans lequel il tentera avant tout de supprimer les besoins « criminogènes » de ce dernier (c’est-à-dire, les besoins qui l’incitent à participer à des activités criminelles). À cet égard, le rôle de l’agent est de :

  • comprendre les problèmes auxquels se confronte le contrevenant;
  • conseiller et diriger le contrevenant vers des organismes communautaires qui pourront l’aider.

L'évaluation

Dans l’exercice de ses fonctions, l’agent de probation ou de libération conditionnelle est appelé à produire de nombreux rapports. Entre autres, il doit porter un jugement professionnel sur le cheminement du contrevenant vers la réinsertion sociale et indiquer s’il respecte ou non les conditions de sa libération.

Par exemple, l’agent de probation évalue le contrevenant dès qu’il commence sa probation. Il analyse aussi la situation dans laquelle il se trouve. S’il présente un risque élevé de récidive, il devra rencontrer plus fréquemment son agent et entreprendre davantage de démarches de réinsertion sociale afin de diminuer les chances qu’il retombe dans la criminalité.

Rapport présententiel

Lorsqu’une personne a été déclarée coupable d’une infraction, l’agent de probation produit un « rapport présententiel » afin d’aider le juge à déterminer quelle est la peine appropriée. Pour ce faire, il examine :

  • le milieu de vie du contrevenant : son enfance, sa famille, ses amis, son travail, ses loisirs, sa situation économique et sociale;
  • la situation économique et familiale du contrevenant;
  • les circonstances de l’infraction;
  • les démarches qui inciteraient le contrevenant à adopter des comportements adéquats à l’avenir (thérapie, recherche d’emploi, etc.).

Bref, les agents de probation et les agents de libération conditionnelle jouent un rôle important dans le système judiciaire, et ce, avant et après l’imposition d’une peine.

Les agents de probation travaillent essentiellement pour les gouvernements provinciaux (lesquels sont responsables de l’administration de la justice sur leur territoire), alors que les agents de libération conditionnelle travaillent pour le gouvernement fédéral.

Pour le moment, il n’existe pas de programme d’études particulier pour devenir agent de probation ou de libération conditionnelle. Cependant, un diplôme universitaire, de préférence en sciences sociales, est requis.

De plus, pour exercer cette carrière, tu devras réussir la formation dispensée par les services correctionnels de ta province. Une expérience de travail auprès d’une clientèle carcérale constitue également un atout important.

Pour en apprendre plus long sur les perspectives d’emploi des agents de probation ou de libération conditionnelle, consulte les liens suivants :

Les agents de probation et de libération conditionnelle devront travailler en collaboration avec les agents des services correctionnels qui, de nos jours, participent davantage à la réinsertion sociale des détenus.

L’agent de probation ou de libération conditionnelle joue déjà un rôle prépondérant dans l’évaluation du risque de récidive, mais son expertise en matière criminologique sera encore plus sollicitée à l’avenir. Ainsi, son travail se définira bien plus par l’évaluation du risque de récidive chez les contrevenants et par la détermination de leurs besoins que par le suivi ou la surveillance des contrevenants.

As-tu ce qu’il faut pour devenir un bon agent de probation ou de libération conditionnelle? Voici la liste des aptitudes clés qui te seront utiles pour exercer cette carrière.

Capacité d'entrer en relation
Les agents de probation ou de libération conditionnelle doivent s’attirer la confiance et le respect des contrevenants dont ils sont responsables. Ils doivent donc avoir de l’entregent et de l’empathie.

Capacité de fermeté
Il appartient aux agents de s’assurer que les contrevenants respectent les ordonnances de probation ou les conditions de leur libération conditionnelle. Pour cette raison, ils doivent savoir faire preuve de fermeté et d’assurance.

Capacité d’analyse
Les agents de probation ou de libération conditionnelle doivent posséder la capacité d’analyse nécessaire pour rédiger des rapports dans lesquels ils recommandent une peine, évaluent le risque que présente un contrevenant ou décrivent les progrès qu’il fait en matière de réadaptation.

Diplomatie
Les agents de probation et les agents de libération conditionnelle se retrouvent souvent dans des situations explosives. Comment convaincre un criminel endurci de respecter ses conditions de libération? Comment lui faire admettre qu’il a un problème de violence et qu’il doit prendre ce problème en charge? Les agents doivent savoir désamorcer les crises et trouver le mot juste dans des circonstances difficiles.

Ces aptitudes ne sont que des exemples, il en existe beaucoup d’autres qui feront de toi un excellent agent de probation et de libération conditionnelle, comme être ouvert, intrépide et avoir un bon jugement.

HUISSIER

La carrière d’huissier varie énormément de province en province. La présente fiche décrit plutôt les tâches d’un huissier qui travaille en Ontario.

Dans le cadre de leurs fonctions, les huissiers remettent des documents juridiques et assurent le recouvrement de certaines créances.

Découvre maintenant toutes les facettes du travail d’huissier!

Les tâches

L’huissier accomplit certains actes au nom de la justice (comme la remise de documents juridiques ou le recouvrement de dettes). Cependant, les tâches d’un huissier ne se limitent pas à la signification de procédures judiciaires et au recouvrement de dettes!

Les huissiers ne sont pas investis d’une autorité spéciale qui excède celle de leurs clients. Lorsqu’ils accomplissent les mandats que leur confèrent leurs clients, les huissiers ne peuvent pas poser des gestes qui seraient interdits à leurs clients. Ils ne peuvent donc pas procéder à des entrées illégales, utiliser la force, faire des menaces ou recourir à l’intimidation. Le principe directeur est que les huissiers doivent accomplir leurs tâches de façon paisible.

Les huissiers peuvent être chargés de divers mandats, comme :

    • signifier des procédures judiciaires;
    • assurer l’exécution de contrats;
    • faire des constats;
    • recouvrer des créances à l’amiable.

Signification de procédures judiciaires

Le demandeur ou le défendeur dans une procédure judiciaire peut demander à un huissier de signifier (remettre) divers documents juridiques à l’autre partie. Son travail consiste donc à remettre une copie d’un document au destinataire.

Par exemple, on peut demander au huissier de remettre des citations à comparaître (également nommées « subpoenas ») aux personnes convoquées à la cour ou de remettre une requête de divorce à un conjoint.

Citation à comparaître
La citation à comparaître est un avis dans lequel on informe le destinataire qu’il doit se présenter en cour. Idéalement, la signification doit être remise en mains propres. Cependant, l’huissier peut remettre le document à une personne raisonnable qui réside au même endroit ou, si la personne n’a aucune résidence connue, à l’un des responsables de son lieu de travail. À la cour, la remise de ces documents par huissier est la meilleure preuve que le destinataire a bel et bien reçu les documents.


Exécution des contrats

L’huissier est souvent chargé d’exécuter des contrats. Dans certaines provinces, telles que le Québec et l'Alberta, l’huissier est aussi chargé d’exécuter des jugements, mais ce n’est pas le cas en Ontario.

Saisie de biens
Dans certaines circonstances, lorsqu’une personne ne respecte pas un contrat, on peut saisir ses biens afin de payer les dettes qu’elle a contractées. S’il est facile de repérer les objets en question (avec un numéro de série, par exemple), l’huissier peut les saisir.

Locataires commerciaux
L’huissier peut expulser des locataires commerciaux qui ne se sont pas acquittés de leurs responsabilités financières auprès du locateur. L’huissier peut également saisir les biens des locataires jusqu’à ce que la dette soit remboursée.


Constat

Parfois, on peut demander à un huissier de venir faire un « constat ». L’huissier doit alors se déplacer pour constater un fait (p. ex. le voisin fait trop de bruit, l’appartement est dans un piètre état, l’épouse a bel et bien laissé tous les meubles en partant, mais est partie avec le lustre, etc.).

Acte de constat
L’acte de constat est le document produit par l’huissier après s’être rendu sur les lieux pour constater quelque chose. Ce document peut ensuite servir de preuve à la cour dans le cadre d’une poursuite. Il s’agit d’une preuve très convaincante, car l’huissier a le devoir d’être juste envers chaque partie et on considère qu’il n’a pas d’intérêt personnel dans la cause. De ce fait, l’acte de constat peut être très utile pour inciter les parties à négocier et à régler leur litige à l’amiable.


Recouvrement de créances à l'amiable

Une créance est un montant d’argent qu’une personne doit à une autre. Il est parfois difficile de recouvrer une dette, mais il est possible de confier cette tâche à un huissier.

L’huissier peut alors se rendre directement chez le débiteur (la personne qui doit l’argent) pour tenter de recouvrer les comptes en souffrance ou d’obtenir la remise volontaire d’un meuble que le créancier a le droit de récupérer.

Les huissiers travaillent au sein de bureaux d’huissiers.

Cependant, ils sont tous appelés à se déplacer fréquemment. Un permis de conduire et un véhicule automobile sont donc pratiquement indispensables.

En Ontario, il n'y a pas de prérequis particulier pour devenir huissier. Par contre, on suggère fortement d’avoir deux années d’expérience au sein de cette industrie. Tu peux obtenir cette expérience en travaillant pour un huissier à titre d’adjoint. Les compétences et expériences suivantes peuvent aussi être des atouts :

  • avoir complété un cours en droit des créances;
  • avoir une formation dans le domaine juridique (p. ex. une formation d’adjoint juridique);
  • avoir de l’expérience de travail dans le domaine du recouvrement de dettes (p. ex. dans le département de crédit-bail d’un concessionnaire automobile).

Ontario
Afin de devenir huissier en Ontario, tu dois :

  1. démontrer qu’il existe un besoin d’huissiers dans la région qui t’intéresse;
  2. réussir l’examen du Registraire des huissiers 
  3. être nommé huissier par le Registraire.

Alberta
En Alberta, les huissiers, qu'on appelle des « civil enforcement bailiffs », sont nommés par le shérif. Pour en apprendre plus long sur le processus à suivre pour devenir huissier en Alberta, consulte le site Web Alberta Courts et lis le document intitulé « Civil Enforcement Bailiff Information and Application Form ».

Le renouvellement des effectifs sera essentiel afin d’assurer l’accessibilité des services d’huissier dans les régions moins peuplées (plus les locaux d’un huissier sont éloignés de l’endroit où il doit se présenter, plus ses services seront dispendieux en raison de la distance à parcourir).

Tu veux devenir huissier? Voici la liste des aptitudes clés qui te seront utiles pour exercer cette carrière.


Diplomatie
Puisque les huissiers traitent avec des gens qui vivent des situations difficiles, ils doivent faire preuve d’impartialité, d’un certain tact et parfois même de délicatesse.


Respect des normes
Les huissiers doivent lire et rédiger des rapports, tenir des dossiers, etc. Toutes ces tâches nécessitent une bonne capacité de compréhension et l’observation d’une série de règles importantes.


Capacité de fermeté
Expulser des locataires parce qu’ils ne paient plus leur loyer ou faire face aux impolitesses des automobilistes qui se font reprendre leur voiture n’est pas de tout repos. Peu importe les circonstances, l’huissier doit agir avec assurance et ne jamais perdre de vue son mandat.


Maîtrise de ses émotions
Le travail de l’huissier n’est pas toujours facile. Les gens ne sont pas toujours heureux de le voir sonner à leur porte.

Ces aptitudes ne sont que des exemples, il en existe beaucoup d’autres qui feront de toi un excellent huissier, comme d’être autonome et confiant.

ADJOINT JURIDIQUE - communication

Communication

La plupart des communications passent par l'adjoint juridique. Par exemple, ce dernier s'occupe :

  • des échanges avec les clients qui se présentent à l’improviste;
  • de l’envoi de documents juridiques à des collègues situés dans d’autres bureaux;
  • de la gestion des courriels avec les fournisseurs.

L’adjoint joue un rôle crucial en ce qui concerne la coordination des communications internes et externes. C’est souvent lui qui établit le premier contact avec les clients et avec les collaborateurs du bureau ou de l’organisme qui l’emploie. À cet égard, les adjoints juridiques :

  • accueillent les visiteurs;
  • répondent aux appels téléphoniques;
  • transmettent les messages;
  • reçoivent et distribuent le courrier;
  • fixent les rendez-vous;
  • produisent des rapports et préparent des documents de présentation.

ADJOINT JURIDIQUE

Les adjoints juridiques, qu’on nomme parfois « secrétaires juridiques », sont essentiels au bon fonctionnement de toute structure juridique. Ils jouent un rôle primordial en ce qui concerne les communications et l’organisation interne d’un bureau et s’assurent que les documents juridiques sont conformes aux formats exigés dans le milieu.

Découvre maintenant toutes les facettes de la carrière d'adjoint juridique!

Les adjoints ou secrétaires juridiques sont le bras droit du professionnel du droit. Depuis les dernières années, le titre d’« adjoint » tend à remplacer celui de « secrétaire ».

Les tâches des adjoints juridiques se rapportent généralement à quatre différentes fonctions :

 
Communication

La plupart des communications passent par l'adjoint juridique. Par exemple, ce dernier s'occupe :

  • des échanges avec les clients qui se présentent à l’improviste;
  • de l’envoi de documents juridiques à des collègues situés dans d’autres bureaux;
  • de la gestion des courriels avec les fournisseurs.

L’adjoint joue un rôle crucial en ce qui concerne la coordination des communications internes et externes. C’est souvent lui qui établit le premier contact avec les clients et avec les collaborateurs du bureau ou de l’organisme qui l’emploie. À cet égard, les adjoints juridiques :

  • accueillent les visiteurs;
  • répondent aux appels téléphoniques;
  • transmettent les messages;
  • reçoivent et distribuent le courrier;
  • fixent les rendez-vous;
  • produisent des rapports et préparent des documents de présentation.

Organisation et coordination

Plusieurs avocats ne pourraient pas se passer de leur adjoint puisque ce dernier s’acquitte de plusieurs fonctions essentielles. Par exemple, il :

  • gère le calendrier de l’avocat;
  • assure la bonne organisation du bureau;
  • coordonne les réunions et les conférences;
  • confirme les présences.

Les adjoints jouent un rôle primordial en ce qui concerne l’organisation du bureau pour lequel ils travaillent et la coordination des activités du bureau. Leurs tâches peuvent comprendre :

  • l’établissement d’un système de gestion de l’information afin qu’elle soit facile à trouver;
  • l’établissement et la gestion de systèmes de classement;
  • la création de bases de données (p. ex. listes d'expédition);
  • la gestion du système de rappel (il s’agit d'un système de rappel de dates importantes qui permet, entre autres, de s’assurer que les juristes ne manquent aucune échéance);
  • la mise à jour de plusieurs documents (p. ex. les dossiers des clients ou le relevé des dépenses courantes du bureau).

Travail spécifiquement juridique

Le travail des adjoints juridiques se distingue de celui des autres adjoints du fait qu’il comporte des tâches spécialisées qui exigent une connaissance de la terminologie et des procédures juridiques.

La nature du travail juridique de l’adjoint dépend de la spécialisation de l’avocat qui l’emploie. Les adjoints juridiques peuvent donc :

  • mettre en forme des documents juridiques relatifs au droit criminel, corporatif, familial ou autre;
  • s’assurer que la mise en page des documents respecte les normes juridiques;
  • effectuer certaines recherches juridiques;
  • s’assurer que les délais pour l’envoi de certains documents juridiques sont respectés;
  • assurer la mise à jour des documents juridiques des entreprises (p. ex. le registre des procès verbaux);
  • assister à une conférence, à un procès ou à une audience afin de prendre des notes.

Commissaire aux affidavits

Certains adjoints juridiques peuvent faire prêter serment aux témoins de l’avocat qui les emploie. Pour ce faire, ils ont obtenu le titre de « commissaire aux affidavits » auprès du ministère de la Justice. Il s’agit là d’une responsabilité majeure, car le fait de donner de faux renseignements sous serment est une infraction criminelle.

Tâches administratives générales

Les adjoints juridiques doivent également remplir des tâches administratives, comme :

  • faire des photocopies;
  • assembler des documents;
  • rédiger des lettres, des procédures et des notes de service à partir d’enregistrements dictés par l’avocat;
  • classer des documents;
  • commander des fournitures de bureau et demander des services;
  • transcrire les enregistrements audio de certaines réunions.

Là où il y a des avocats, il y a des adjoints juridiques!

Ils travaillent, entre autres, pour :

  • les cabinets juridiques;
  • les tribunaux;
  • les gouvernements fédéral et provinciaux;
  • les administrations municipales;
  • les services juridiques d’entreprise.

Pour devenir adjoint juridique, tu dois :

  • détenir un diplôme d’études secondaires;
  • compléter un programme d’adjoint juridique au collège (de deux ans).

Ontario

En Ontario, tu peux effectuer ta formation en français dans les établissements d’enseignement suivants :

Nouveau-Brunswick

Une formation en français est aussi disponible au Nouveau-Brunswick.

Autres provinces

Si tu désires travailler en français à titre d’adjoint juridique en Alberta, au Manitoba ou en Colombie-Britannique, tu devras faire une formation hors province ou sur place chez ton employeur.
 
Pour plus d’information sur la carrièred'adjoint juridique en Alberta, visite le site Internet Alberta Occupational Profiles 

Connaissances en informatique

L’informatisation croissante de l’environnement de travail des adjoints juridiques influence grandement la nature de leurs tâches. Ainsi, les adjoints doivent savoir exploiter une panoplie de ressources informatiques, telles que les suivantes :

  • Internet
  • Bases de données juridiques
  • Systèmes de facturation informatisés

Connaissances en droit

Les adjoints juridiques doivent développer des compétences et acquérir de très bonnes connaissances en droit afin d’assurer le suivi des dossiers et des procédures juridiques, et de respecter divers délais.

Puisque les règles de procédure et les délais varient avec le temps, les adjoints doivent faire preuve d’une grande vigilance pour assurer leur respect. C’est pourquoi la formation continue est importante pour leur carrière.

Perspectives d'emploi

Actuellement, les perspectives d’avenir sont bonnes pour les adjoints juridiques. En général, les adjoints juridiques sont en plus grande demande dans les grands centres urbains, et ils y sont mieux rémunérés.

De plus, il faut souligner que les perspectives d’emploi pour les adjoints juridiques sont meilleures que pour les secrétaires non spécialisés.

As-tu ce qu’il faut pour devenir un bon adjoint juridique? Consulte la liste d’aptitudes clés qui suit et découvre quelles aptitudes te seront utiles pour exercer cette profession.

Planification

En raison des nombreux documents que les adjoints juridiques doivent traiter et des diverses tâches qui leur incombent, ils doivent savoir bien gérer les priorités ainsi que les délais et avoir un grand sens de l’organisation.

Diplomatie

Puisque les adjoints juridiques sont souvent le premier point de contact avec les clients et qu’ils ont accès à des renseignements confidentiels, ils doivent faire preuve d’une grande diplomatie et agir avec discrétion.

Tu as la tête de l’emploi si :

  • tu sais adresser une critique à quelqu’un sans le blesser;
  • tu n’es pas du genre à faire courir des rumeurs et tu sais garder des secrets;
  • tu es reconnu pour ta politesse envers tout le monde.

Respect des normes

Les échéanciers, les délais, les actes de procédure juridique ainsi que les règles de rédaction et de grammaire font partie du quotidien des adjoints juridiques, qui doivent s’assurer de les respecter.

Tu as la tête de l’emploi si :

  • tu arrives toujours à l’heure à tes rendez-vous et à tes cours;
  • tu respectes les règles lorsque tu joues à un jeu et tu ne triches jamais;
  • tu sais faire preuve de discipline quand vient le temps d’étudier et tu ne perds pas ton temps.

Communication écrite

Les adjoints juridiques doivent être d’excellents communicateurs, avoir le souci du détail et bien maîtriser le français et l’anglais, car la préparation ainsi que la révision de documents constituent une part importante de leur travail.

Tu as la tête de l’emploi si :

  • tu sais faire preuve d’originalité et tu sais toujours quoi écrire dans une carte d’anniversaire;
  • tu as du talent pour la composition de textes qui captivent l’attention des lecteurs;
  • tu obtiens souvent de bonnes notes dans les cours de français ou de littérature.

Ces aptitudes ne sont que des exemples, il en existe beaucoup d’autres qui feront de toi un excellent adjoint juridique, comme une grande capacité de travail dans un milieu où les échéances sont souvent serrées et l’attention aux détails.

PRÉPOSÉ AUX SERVICES À LA CLIENTÈLE

Le préposé aux services à la clientèle fournit des services aux clients qui se présentent au comptoir des services administratifs et au comptoir de la caisse à la cour. De plus, il doit répondre aux demandes de renseignements, recevoir les documents juridiques et les traiter.

Découvre maintenant toutes les facettes du travail de préposé au service à la clientèle à la cour!

Les tâches

Les préposés au service à la clientèle remplissent de nombreuses tâches administratives selon le type de cour et le comptoir où ils travaillent (comme le comptoir des dossiers criminels ou le comptoir de la cour des petites créances). Certains ont des tâches dans un domaine très précis du droit, alors que d’autres touchent à plusieurs domaines du droit.


Fonctions principales

Le préposé au service à la clientèle peut effectuer diverses tâches, comme les suivantes :

  • Recevoir et enregistrer tous les documents liés aux procédures judiciaires au comptoir et s’assurer que les documents déposés ont le bon format.
  • Ouvrir un nouveau dossier du tribunal pour toutes les poursuites judiciaires.
  • Répondre aux questions au comptoir ou au téléphone et donner des renseignements au public, aux avocats et aux organismes.
  • Aider le public à remplir et à déposer les formulaires liés aux dossiers judiciaires.
  • Fixer les dates d’audience pour les plaidoyers de non culpabilité et les appels.
  • Faire signer les jugements et les ordonnances du tribunal, inscrire toutes les ordonnances dans les dossiers du tribunal, procéder à l’assermentation des affidavits.
  • Recevoir et traiter les paiements pour les amendes et les droits, et envoyer les factures de compensation pour les témoins, les jurés et les interprètes.
  • Signer, sceller, livrer et traiter un grand nombre de documents pour les procédures liées à des affaires criminelles, civiles ou familiales en veillant à ce que tous les documents soient correctement enregistrés et dirigés au service approprié.
  • Préparer les avis d’audience, de procès et d’intention de rejeter un appel, fixer les dates et les heures de procès et préparer les listes d’audiences du tribunal.
  • Consigner les renseignements sur les procédures (noms et renseignements des parties, numéro de salle, date et heure des audiences, etc.) et dresser une liste détaillée des dossiers soumis au tribunal dans un système manuel ou informatisé.
  • Recevoir des fonds en fiducie (des sommes versées en prévision de frais judiciaires à venir), les traiter et en faire la balance. Préparer le versement de ces fonds aux destinataires appropriés selon les exigences prévues par la loi et les règlements. Par exemple, dans le cas d’une succession, payer les frais d’une institution psychiatrique pour une personne qui y est internée, ou recevoir un cautionnement en échange d’une mise en liberté.
  • Maintenir l’intégrité des dossiers et veiller à ce qu’ils ne soient remis qu’aux personnes qui ont le droit d’y accéder.

En résumé, les préposés au service à la clientèle assurent le bon fonctionnement du tribunal en s’assurant que les procédures soient respectées, en remplissant correctement les documents relatifs aux dossiers et en fixant l’horaire des salles d’audience. Ils sont aussi le principal point de contact pour le public, les avocats, les services de police, les médias, les entreprises et les organismes publics qui veulent entamer des procédures judiciaires ou accéder à un dossier judiciaire pendant ou après une procédure.

On retrouve des préposés au service à la clientèle dans tous les palais de justice.

Il n’y a pas de formation collégiale ou universitaire particulière pour devenir préposé au service à la clientèle dans un palais de justice. Cependant, certaines formations et certains atouts peuvent s’avérer utiles.

Formations et expériences utiles
Certaines formations et expériences sont utiles pour exercer la carrière de préposé au service à la clientèle, comme :

  • une formation ou de l’expérience à titre d’adjoint juridique;
  • de l’expérience en service à la clientèle.


Préalables
Les préposés au service à la clientèle bilingues doivent maîtriser le français et l’anglais, et ce, à l’oral et à l’écrit.


Atouts

  • Connaître les procédures dans un ou plusieurs domaines de droit, comme le code criminel, le droit de la famille, le droit civil, les petites créances, les successions, etc.
  • Être capable d’interagir avec une clientèle diverse, comme le grand public, les avocats, les services de police, etc.


Exigences

  • Connaître divers logiciels pour préparer des documents ou gérer les différentes étapes d’un dossier.
  • Savoir effectuer des recherches dans des logiciels ou dans des archives manuelles afin de retrouver les dossiers associés à une cause.
  • Avoir des connaissances en arithmétique pour gérer et faire la caisse tous les jours.

Les lois et les procédures judiciaires ne cessent d’évoluer. Les préposés au service à la clientèle doivent donc continuellement s’adapter à ces changements. Voici des exemples des défis que devront relever les préposés au service à la clientèle au cours des prochaines années :

    • Certaines exigences liées à la confidentialité des renseignements limitent l’accès aux salles d’audience et à certains documents par le public. Les préposés doivent savoir quels sont les politiques et règlements en ce qui concerne l’accès à l’information, et agir en conséquence.
    • De plus en plus de personnes font appel aux tribunaux sans l’assistance d’un avocat. Les préposés au service à la clientèle doivent donc de plus en plus expliquer les étapes d’une procédure et les documents requis, mais doivent s’assurer de ne pas offrir d’avis juridiques. Les préposés doivent desservir une clientèle de plus en plus diverse en ce qui concerne la culture, la langue et la connaissance du système judiciaire canadien.
    • Les archives des palais de justice contiennent des documents manuscrits, des listes manuelles, divers systèmes informatiques (dont certains sont anciens) ainsi que de nouveaux logiciels de gestion des cas. Les préposés doivent utiliser ces divers systèmes pour trouver les documents ou les renseignements requis.
    • On prévoit qu’un bon nombre d’employés des palais de justice prendront leur retraite dans les années à venir, ce qui pourrait engendrer une perte des connaissances institutionnelles.

As-tu ce qu’il faut pour devenir un bon préposé au service à la clientèle? Consulte la liste des aptitudes clés qui te seront utiles pour exercer cette carrière.

Diplomatie
Puisqu’un préposé traite avec des gens qui vivent des situations difficiles, il doit faire preuve de diplomatie, d’un certain tact et parfois même de délicatesse.

Respect des normes
Les préposés au service à la clientèle doivent examiner les documents qui sont déposés auprès du tribunal et s’assurer que le format des documents respecte les normes et les règlements. Ils doivent donc bien connaître les règles relatives au dépôt de documents.

Écoute
Le préposé doit savoir écouter attentivement. En effet, plusieurs personnes viennent poser des questions au préposé sur la procédure à suivre pour déposer des documents auprès du tribunal. Cela demande beaucoup de concentration et d’attention ainsi qu’une bonne écoute.

Ces aptitudes ne sont que des exemples, il en existe beaucoup d’autres qui feront de toi un bon préposé au service à la clientèle, comme un bon jugement et le souci du détail.